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Contes des HÉ-VEILLEURS

Contes des HÉ-VEILLEURS

Ces contes ne sont pas le fruit de mon imagination mais d'une connexion avec une Intelligence Supérieure appelée HÉ-VEILLEURS. Les personnes qui ont bénéficié de l'aide de ces entités, peuvent, désormais, mieux se connaître et connaître leur mission de vie. Ces messages sont uniques et individualisés. Cependant, ils ont aussi une portée universelle, voire prophétique. Leur sens est codé et ne se délivre qu'aux véritables cherchants. Quelques pistes de réflexion seront données pour vous aider à en percer tous les mystères. Vous pouvez aussi me contacter pour avoir votre propre légende personnelle. Cet échange vous permettra de vivre ce qu'il y a de plus précieux au monde : la liberté !


PARADIS

Publié par Helena Myrafiori sur 24 Septembre 2021, 13:21pm

Deux soeurs s'aimaient tendrement. Mais les circonstances, souvent cruelles, de la vie faisaient que, jamais, elles ne pouvaient exprimer l'affection qui les animait. L'une s'appelait Feu et l'autre, Eau. Comment jouer, rire et enlacer un être cher quand on risque de le réduire à néant en une seule embrassade ? L'Eau éteint le Feu et aux âmes bien nées parfois le sort réserve bien des malheurs. Mais celui-ci était si démesuré qu'il était bien difficile de lutter contre une telle adversité. De guerre lasse Feu, un jour, décida de déjouer le destin et pendant qu'Eau dormait profondément, elle l'embrassa doucement sur la joue. Elle savait que ce serait le premier et le dernier baiser qu'elle lui donnerait, pour cela, il avait un goût d'éternité.  

La brûlure sur sa joue réveilla brusquement Eau et voyant le visage de sa soeur au-dessus d'elle, comprit aussitôt ce qui venait de se passer. Poussant un grand cri, elle se recula vivement mais le mal était déjà fait et Feu disparut dans un tourbillon de vapeur.

Dévorée de chagrin et de culpabilité, Eau versa toutes les larmes de son corps et ses pleurs commencèrent à provoquer d'énormes inondations, faisant déborder les fleuves, créant des tornades qui dévastaient tout sur leur passage. Les terres étaient submergées et les habitants tentaient vainement de se réfugier au sommet des montagnes mais un déluge d'eau les rattrapait les condamnant à un exil sans fin. 

Comment déjouer la fatalité ? Le roi réunit autour de lui tous les sages de la cité espérant que l'un d'entre eux trouve une solution pour arrêter la tragédie. Mais c'est lui qui dans une fulgurance soudaine déclara : "Faisons une offrande à chaque être vivant de notre chère planète et Eau rejoindra définitivement le lit d'une rivière". Toute l'assemblée loua le talent du souverain, qui accepta bien volontiers les hommages dus à son rang. Restait juste à élaborer un plan fiable et efficace. 

Nul n'avait osé demander en quoi consistait l'offrande en question, le roi demeurant muet sur ce sujet. Comment honorer avec justesse une vache paissant tranquillement dans un pré et une abeille butinant d'une fleur à une autre ? Très vite, la tâche se révéla harassante et les séides du roi rentraient fourbus et exténués dans leur demeure. La déraison l'emportait sur l'intelligence. L'affaire devenait épineuse et les esprits s'échauffaient. Le remède étant pire que le mal, comment sortir de ce mauvais pas ? D'autant plus que les intempéries redoublaient d'intensité. 

Or, pendant que tous débattaient autour de solutions plus réalistes, des enfants décidèrent de créer un grand feu de joie, souvenir d'un monde révolu. Rassemblant brindilles, branchages et petits fagots, ils firent une belle flambée qui ne cessa de grandir jusqu'à atteindre la voûte du ciel. Eau, qui toujours se morfondait suite à la disparition de sa soeur, aperçut au loin un brasier qui rougeoyait au plus profond d'une forêt. Était-ce le retour de Feu ? Rassemblant ses forces, elle se transforma en douce bruine pour survoler le lieu de son espérance.

Feu était là et dansait dans le vent, calquant son rythme sur celui des enfants qui riaient aux éclats. Aussitôt, Eau se mêla à eux, faisant tomber au milieu de leur cercle des milliers de gouttelettes, comme autant de diamants étincelants pouvant chasser la nuit. Si froide, si obscure. 

Le fléau cessa brusquement et le bonheur des jours revint, tranquille, serein. Dès le départ, la solution était fort simple, encore fallait-il y penser : il suffisait d'écouter les cœurs purs parce que, eux seuls, connaissent les secrets du paradis.

 

COMMENTAIRE

Notre civilisation est devenue hors-sol, totalement coupée des réalités de la nature. Plus on tente de sortir du cercle infernal des difficultés et plus on les aggrave ! On ne guérit pas un système en mettant en place un nouveau système, pire que le précédent ! C'est bien ce que ce conte explique : tant qu'on reste dans des solutions horizontales, on n'aboutira à rien. Par contre, si on emprunte le chemin de la verticalité, on pourra réussir à sortir de nos limitations. Qu'est-ce qu'un "cœur pur" ? C'est une personne qui a gardé suffisamment de bon sens et de discernement pour ne pas céder aux sirènes de l'illusion et de la propagande. Quant au "paradis", il comprend quatre niveaux de conscience, le dernier étant la capacité originelle de tout être de se relier facilement au Feu de l'Esprit.     

 

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C
merci Héléna et tes messagés.
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H
Merci à tous pour vos commentaires qui me poussent à continuer ! Merci Corinne pour ce long partage prodigieux et de vous être dévoilée pour le plus grand bien de tous !
Il faut quand même que je vous dise que j'ai reçu ce conte en pleine nuit et qu'il est destiné à nous tous et toutes ! Nous avons besoin de force et d'espérance pour continuer notre chemin !
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C
Félicitations, Chère Hélène,!

Ce dernier conte arrive à point nommé dans ma vie, on dirait.

Mais tout d'abord, J'apprends grâce à vous C'est que le « paradis » correspond à quatre niveaux de conscience. C'est comme les quatre niveaux d'interprétation des textes sacrés résumés par le P.R.D.S, (paradis).
Et les contes ont une dimension sacrée, puisqu’ils s’adressent à notre part d’enfance.

Pourquoi ce conte m’a frappée ?
Ma sœur cadette et moi sommes liées par un amour tel que nous n'avons jamais trouvé la bonne distance entre nous. Toujours nos deux natures opposées se sont attirées autant que combattues. Je suis tout feu tout flamme, tandis qu'elle se pare derrière un rationalisme convenu, afin d'éviter que ses émotions ne la submergent et la trahissent.
Elle s'est enfuie dernièrement, sans explication, quand je voulais briser la glace.
Depuis, ce jour, je cherche un chemin...quand je découvre votre conte.

Il vient à point, surtout que j’entrevoyais mieux depuis quelque temps, comme l’association de nos deux natures complémentaires, serait fructueuse et heureuse.
D'ailleurs et pour conclure, en hébreu, le « ciel » est formé des mots « feu » et « eau », Mais qui regarde le ciel de nos jours, autrement que pour connaître la météo ?

Quant à l’innocence à retrouver….
Imiter les enfants du conte.Que j'allume un modeste feu de cheminée, Elle viendrait en confiance, dispenser ses fines gouttelettes de savoir et de sentiments. Elle sait faire cela.
Oui, c'est une bonne idée, Hélène.
Par ce vécu, je voulais montrer la magie propre au conte. J'espère qu'on me pardonnera de m"être ainsi racontée.
Merci à vous, de tout cœur.

Corinne.

PS : Ah et puis, je retiens toujours votre livre en projet. Une prophétie pour notre temps, n’est-ce pas ?
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Y
Merc Hélène pour.ce très joli conte tout de feu et d'eau, les deux bien complementaires ....invitation à rejoindre plus que jamais le coeur du coeur où tout est résolution .
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M
N'aviez vous pas parlé/annoncé il y a quelques temps la venue prochaine d'un livre ?
Qu'en est-il à ce jour ?
Merci pour tous vos magnifiques partages.
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F
Enfin, un nouveau Conte, mais, je le sentais venir, c'est tout de même étrange.... Merci de cette belle histoire, nous partageons les mêmes Idéaux, et zut aux gentils vaccinés moralisateurs, dont j'ai encore fait les frais. Un peu plus de spiritualité, et de Sacré, on ira peut être mieux.
Mille merci encore, tu m'as tellement manquée.
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L
Bonjour Hélène,
Quoi de plus fort que l'Amour sincère, si souvent ébranlé par ce monde de folie
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J
Bonjour Hélène,
Un grand Merci pour ce Message ...
Bien à toi
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L
Merci Helene !
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F
Bonsoir Hélène.
Quel bonheur de vous retrouver.
Quelle belle histoire touchante et très actuelle.
Merci.
Je vous embrasse
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P
Chère Helene, C'est toujours une grande joie de recevoir tes messages. Ton enseignement est tellement juste et inspirant. Merci du fond du cœur.
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A
Chère Hélène, un sincère et grand Merci,
Qu'il nous soit permis d'Etre véritablement,
Lâ où le Sens se lie à la Beauté de la Vie,
Là où la Source et sa Lumière, nous invite en ces temps,
Il n'est qu'un Jardin où l'Amour se veut infini,
Nous pouvons d'ores-et-déjà, nous y promener au Présent...
Bien à toi, à vous...
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A
Merci Hélène de nous redonner la Foi, Qu'est-ce qu'un COEUR PUR ? je garde en mémoire ta réponse. Bel après-midi je t'embrasse
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H
Bonjour et merci !
L'eau dans le conte représente aussi l'excès des émotions dont nous sommes envahis aujourd'hui : peur, plainte, revendications, politique de l'excuse ! Le feu, lui, représente la transcendance qui permettra une nécessaire prise de recul et une vision haute. Bises !
D
Merci Hélène pour ce conte "fantastique" et pour ces éclaircissements.
Quel bonheur de te retrouver :)) :)) bel après midi Gros bisous
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