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Contes des HÉ-VEILLEURS

Contes des HÉ-VEILLEURS

Ces contes ne sont pas le fruit de mon imagination mais d'une connexion avec une Intelligence Supérieure appelée HÉ-VEILLEURS. Les personnes qui ont bénéficié de l'aide de ces entités, peuvent, désormais, mieux se connaître et connaître leur mission de vie. Ces messages sont uniques et individualisés. Cependant, ils ont aussi une portée universelle, voire prophétique. Leur sens est codé et ne se délivre qu'aux véritables cherchants. Quelques pistes de réflexion seront données pour vous aider à en percer tous les mystères. Vous pouvez aussi me contacter pour avoir votre propre légende personnelle. Cet échange vous permettra de vivre ce qu'il y a de plus précieux au monde : la liberté !


LA PORTE

Publié par Helena Myrafiori sur 1 Février 2015, 19:08pm

LA PORTE

Par une nuit sans lune, une jeune princesse décida de sortir de son palais protégé, pour courir le vaste monde. Tout autour d'elle, régnaient des ténèbres lourdes et mystérieuses. Un léger brouillard s'effilochait en longs rubans blanchâtres, au fur et à mesure qu'elle se déplaçait. Pourtant, malgré son errance, elle n'éprouvait ni peur ni remords.

La fugitive savait, qu'au petit matin, des gardes seraient lancés à sa recherche. Cependant, elle avait l'étrange impression d'être devenue invisible et que, jamais, ils ne pourraient la rattraper. Bientôt, elle se retrouva dans une forêt silencieuse où elle n'entendait guère que le bruit de ses pas sur des brindilles sèches. Nul murmure du vent, nul chant d'oiseau ne venaient interrompre son périple nocturne. Était - elle en train de rêver ? Vu le froid qui venait de la saisir, elle ne pouvait douter de la réalité de son aventure. Bizarrement, elle se sentait heureuse pour la première fois de sa vie. Et, vraiment libre.

Certes, dans son palais doré, elle ne manquait de rien et avait mené, jusqu'à présent, une existence confortable et satisfaisante. Mais, au fil des jours, quelque chose vint à lui manquer : quelque chose surgi du plus profond de son être, qui finissait par la plonger dans une profonde nostalgie. Combien de fois avait - elle regretté le doux temps de son enfance où rien n'était grave et ne portait à conséquence! En grandissant, la princesse fut de plus en plus soumise aux devoirs de sa charge. Pour cette raison, elle avait projeté sa fuite afin de reconquérir sa liberté. Combien ce fut long, difficile et périlleux! En effet, à tous, elle devait montrer une parfaite égalité d'humeur, un équilibre constant, mais à l'intérieur d'elle, tout bouillonnait et explosait !

Elle attendait, avec impatience, le moment propice où elle pourrait se réfugier dans l'univers qu'elle avait projeté, un univers où elle pourrait revivre, éternellement, les délicieux instants à jamais révolus. Et il finit par arriver ce moment tant espéré. Par inadvertance, une nuit, la porte du palais était demeurée ouverte et le gardien s'était assoupi. Tout concourrait à l'exécution de son projet, alors la princesse franchit le seuil, sans espoir de retour.

Songeant, de nouveau, à son passé, la jeune femme fut tirée brusquement de sa torpeur. Un froid vif la saisit et d'intenses frissons parcoururent tout son corps. Elle décida de regagner le palais, réalisant soudain qu'elle venait de commettre l'irréparable. Elle fit le tour de l'édifice, mais grande fut sa stupéfaction! Il n'y avait plus aucun passage pour y pénétrer ! Juste de hautes murailles infranchissables qu'elle ne pouvait traverser ! Elle aurait bien tambouriné à une porte, mais comment faire quand il n'y a plus de porte? Elle se mit à crier, mais seul l'écho de sa propre voix lui répondit.

La princesse, pourtant, ne fut ni triste, ni chagrinée de ne pouvoir rejoindre le monde si oppressant de la réalité. Sans hésitation, elle retourna dans la profondeur de la forêt où l'attendaient les mousses, les fougères et les fleurs qu'elle pourrait cueillir à profusion.

Au petit matin, des gardes la retrouvèrent recroquevillée sous un arbre. Elle était profondément endormie et nul ne put la réveiller. Quelle importance ? Là où elle vivait maintenant, elle ne connaîtrait plus jamais les affres de la décrépitude et de la mort. Cependant, tous se demandaient pourquoi elle paraissait si paisible et sereine : elle seule, désormais, pouvait contempler le sourire des Anges.

COMMENTAIRE

Ce conte a été donné à une famille dont un des membres est atteint de la maladie d'Alzheimer. On ne peut, évidemment, assurer de la guérison. On peut juste donner une autre vision de la maladie.

PISTE DE REFLEXION

La spiritualité ne promet jamais la guérison mais toujours la transcendance. Pourquoi la souffrance est-elle nécessaire ? Quand peut-elle s'arrêter ? Et comment ? Il y a une certaine continuité avec le conte précédent ("Le passage").

ITALIE (Photo de l'auteure).

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Kathleen 03/02/2015 21:37

Merci pour ce conte. Par la souffrance on pourra effectuer un passage nécessaire à l'évolution de l'âme. Mais encore serait il nécessaire d'identifier la souffrance. Belles pensées lumineuses

Helena 04/02/2015 16:55

On y est déjà. Par contre, moi j'éviterai absolument les grands centres commerciaux...

Kemosabe 04/02/2015 16:52

L'humanité devra t-elle passer aussi par la souffrance pour progresser ?

Helena 03/02/2015 22:25

Yes !

Kemosabe 03/02/2015 22:23

Wouah ! C'est fort ! Mais je comprends mieux, il faut mériter la récompense et faire preuve de bravoure et de courage, car le Divin n'aime "ni les mous, ni les tièdes ". D'où la nécessité de se brûler les ailes de temps en temps et souffrir, par conséquence. Échappe t-on à la souffrance par l'acceptation totale de tout ce qui nous arrive, le bien comme le mal ?

Helena 03/02/2015 22:10

Intéressons nous à la mythologie : après 20 ans de combats sous les murailles de Troie et d'errance sur la mer, Ulysse retrouve enfin son île d'Ithaque. Il ressemble à un mendiant et non à un roi.Il va être reçu dans le palais de son épouse Penelope, où il recevra le bain de pieds rituel, réservé aux hôtes. C'est sa vieille nourrice qui est chargée de lui laver les pieds. Voilà qu'elle se trouble et est bouleversée : elle vient de reconnaître sur la jambe de cet étranger, la cicatrice que portait son maître Ulysse. Oui, dit- il, c'est bien moi. Jeune homme, il avait été blessé à la chasse par un sanglier. Dans les mythes, toute chasse est une métaphore de la quête de la Sagesse et le sanglier (sang lié ) est le symbole de la Lumière. La blessure est donc la matérialisation du pacte entre le monde divin et le monde humain. Pas de blessure, pas de pacte. De même Thomas va reconnaître le Christ aux blessures qu'il porte aux mains et aux pieds. Il va reconnaître dans le Christ, l'alliance que ce dernier a fait avec sa partie divine, son maître intérieur. Pas de blessure, pas de connaissance supérieure et donc pas la récompense de la vie éternelle (de l'esprit ). Vous comprenez pourquoi la nécessité de la souffrance ?

Jean-Claude 03/02/2015 18:49

Bonsoir à tous,
La souffrance peut être nécessaire pour " se racheter" d'une erreur du passé, aussi pour nous faire réfléchir du pourquoi de cette souffrance, car nous cheminons peut être pas dans la bonne direction. Lorsqu'une souffrance devient insupportable et bien on fini par demander de l'aide au Ciel en priant, ce que l'on a peut être pas ou plus fait depuis un certain temps.
Elle peut s'arrêter lorsque que l'on a changé quelque chose en soi, lorsque l'on chemine vers le Haut, et certainement pour d'autres raisons que j'ignore car je pense que cela dépend de chaque individu qui est unique.
Bonne soirée à tous

Levionnois Martine 02/02/2015 19:40

Merci Hélène! Je viendrai à ta conférence,n'oublie pas de me prévenir! Belle soirée à toi Hélène!

Kemosabe 03/02/2015 18:50

La souffrance est elle nécessaire ? Je ne cesse de me poser la question. Avez vous une réponse ?

Danielle 03/02/2015 13:34

Bonjour à tous et Merci Hélène pour ce conte si beau et si poétique. Il nous permet de regarder différemment les personnes atteinte d'Alzheimer. La souffrance n'était-elle pas là juste pour "provoquer" le lâcher prise. Celui-ci est -à mon avis- la seule solution pour que la souffrance s'arrête. Il signifie aussi l'acceptation... Belle journée

Helena 02/02/2015 21:41

Je te préviens par mail.

Jacques 02/02/2015 14:30

Ma princesse à moi partait, aussi, par une de ces portes dont le gardien sommeillait. Mais, ces départs à elle étaient, je crois, contre sa volonté. Au début elle pouvait revenir. Elle s'est même confiée à un de ses gardiens en lui disant, " Je ne voulais surtout pas partir comme cela". Puis la porte du retour s'est faite de plus en plus étroite... Pour se fermer définitivement. Pas même un trou de serrure. Chacun crie du son coté de la muraille, puis une jour l'on découvre une fenêtre, close, insonore, mais les regards la traversent... Et le passé de la princesse resurgit un instant, avec ses joies notamment. La princesse sourit; parfois même éclate de rire. Elle est heureuse.
Ah j'ai oublié, la glace transmet aussi la chaleur du touché; Collez vos mains contre la vitre, tout contre les mains de la princesse, elle sent votre chaleur, vos émotions et son regard vous accroche.
Un des gardiens d'une des soeurs de ta princesse de ton conte Hélène

Helena 02/02/2015 21:41

Merci Isabelle de ton beau témoignage. Je suis heureuse pour toi. Cela donne de l'espoir sur notre capacité de transcendance.

Isabelle 02/02/2015 18:33

Merci pour ce merveilleux conte qui me touche particulièrement puisque mon père est dans cette situation. Lorsqu'il est dans "son monde" il peut tout se permettre il n'a peur de rien. Il n'a pu reconnaitre sa divinité dans la réalité de ce monde, alors il prend sa place "ailleurs". J'ai même été très touchée par ses propos d'une extrême lucidité sur la nature et le monde animal (les oiseaux). Il a exprimé tout simplement sa divinité ce jour là, pour mon plus grand bonheur et celui de son âme!
Encore merci Helena.

Helena 02/02/2015 15:53

Pour la plupart des gens, la spiritualité équivaut à guérir et à supprimer la souffrance. Ainsi, on peut connaître enfin la félicité, le bonheur, le bien être. C'est une chimère redoutable. La thérapie et la spiritualité n'ont rien à voir. Pour cette dernière, guérir signifie réparer la blessure de l'homme mortel, c'est à dire lui redonner sa royauté intérieure, son pouvoir divin. C'est pour cela que la princesse peut sourire aux Anges...

Helena 02/02/2015 15:32

Merci Jacques pour ton merveilleux commentaire, plein de poésie. Mais aussi empreint de tristesse. Cela me touche. Je pense aussi à tous ceux et celles qui nous ont quittés et que nous retrouverons un jour avec joie...

catherine 74 02/02/2015 14:27

Dommage que j' habite si loin je serais bien venue .
affectueusement.

Helena 02/02/2015 13:53

Le 20 mars à 20 h, je ferai une conférence sur Tintin à Noyal Chatillon, près de Rennes. Eventuellement, je donnerai tous les renseignements aux personnes intéressées.

Guerre 01/02/2015 19:18

Thanks!

Helena 01/02/2015 21:27

Avec plaisir!

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