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Contes des HÉ-VEILLEURS

Contes des HÉ-VEILLEURS

Ces contes ne sont pas le fruit de mon imagination mais d'une connexion avec une Intelligence Supérieure appelée HÉ-VEILLEURS. Les personnes qui ont bénéficié de l'aide de ces entités, peuvent, désormais, mieux se connaître et connaître leur mission de vie. Ces messages sont uniques et individualisés. Cependant, ils ont aussi une portée universelle, voire prophétique. Leur sens est codé et ne se délivre qu'aux véritables cherchants. Quelques pistes de réflexion seront données pour vous aider à en percer tous les mystères. Vous pouvez aussi me contacter pour avoir votre propre légende personnelle. Cet échange vous permettra de vivre ce qu'il y a de plus précieux au monde : la liberté !


LE FOU D'AMOUR

Publié par Helena Myrafiori sur 3 Février 2021, 21:13pm

Quand il avait rejoint les Ordres, il était à peine nubile et considérait que c'était un honneur et une gloire de servir le Divin. Mais le temps avait fait son oeuvre et, arrivé à l'âge adulte, le jeune moine commençait à trouver que ses journées étaient interminables, si remplies d'ennui et de lassitude que même la foi la plus éprouvée ne pouvait estomper son vague à l'âme. Matines, Laudes, Vêpres, Complies... ne suscitaient plus la ferveur des débuts mais juste un profond découragement. 

De temps en temps, des traces d'enthousiasme l'habitaient à nouveau lorsque sa voix rejoignait les cieux dans un chant de totale dévotion ou quand il travaillait dans le jardin commun à sarcler, biner, bêcher. Mais cela ne durait qu'un temps et un malaise diffus le gagnait à nouveau. Enfermé dans sa solitude, il finit par réclamer la mort qui le rapprocherait de son Créateur. S'était-il trompé de chemin ou avait-il seulement perdu la foi ?

L'avenir allait lui apporter la réponse et plus rapidement même qu'il aurait pu l'espérer. Un matin, alors que ses yeux étaient encore gonflés de sommeil, il se prépara à rejoindre ses coreligionnaires pour prier et adorer l’Éternel. Mais, rapidement, son esprit s'égara à des hauteurs insoupçonnées et c'est ainsi qu'il l'aperçut, dansant au-dessus de sa tête : une petite lueur, quasi invisible à l’œil nu, cachée dans un vitrail. Il lui semblait qu'elle lui envoyait un signe et l'encourageait à la suivre. Le jeune moine regarda autour de lui, mais tous étaient absorbés dans leur adoration et se souciaient peu de lui. Cela fortifia son sentiment que cette lumière lui adressait un message personnel. Il commença à s'intéresser à elle et, désormais, ses journées furent captivantes. Elle était omniprésente dans son existence et était devenue sa meilleure compagne, bien plus que tous les écrits spirituels qu'il pouvait étudier. Il avait l'impression qu'elle lui montrait une voie et le mènerait à vivre une nouvelle aventure. 

Un jour, alors qu'il œuvrait dans le potager, la lueur clignota avec insistance au-dessus de la porte qui donnait sur l'extérieur du monastère. Alors, abandonnant ses outils à même le sol, il décida de suivre son inspiration et sortit, sans plus attendre, du cloître où il était prisonnier depuis si longtemps.

Quelle ivresse ! La petite lumière virevoltait devant ses yeux et il suffisait de se laisser guider. Tout était tellement plus intense : les sons, les couleurs, les parfums ! Le jeune garçon se sentait pleinement vivant et goûtait intensément sa nouvelle liberté. Cependant, une interrogation revenait sans cesse le hanter : quel était le sens de ce voyage ? Où cela le mènerait-il ?

Or, au détour d'un chemin, des clameurs parvinrent à ses oreilles. Se rapprochant de la source du bruit, le moine se retrouva à l'orée d'une ville où une potence était dressée. Une foule s'était rassemblée et espérait le meilleur des spectacles : une mise à mort. Effrayé, le jeune moine voulut retourner dans la quiétude de sa geôle mais une force invisible l'empêcha de revenir sur ses pas, créant autour de lui une barrière infranchissable. 

Bientôt, un grincement de charrette couvrit le brouhaha, obligeant les curieux à faire silence. Vêtu d'une longue tunique blanche, un homme se tenait debout dans le véhicule qui le menait vers son tragique destin. Pourtant, le condamné ne montrait aucune peur et semblait serein. Il toisait, de sa haute taille, la foule qui le conspuait, lui jetant parfois des pierres  au visage. Mais lui dédaignait ces outrages et bientôt ce fut, d'une voix ferme et résolue, qu'il entama un chant d'amour. Un chant si puissant que tous eurent le sentiment que cet amour leur était destiné en particulier.

Quand on passa la corde autour du cou du malheureux, il ne cilla pas mais continua son hymne à la vie. Le bourreau eut bien du mal à retenir ses larmes et ses mains tremblèrent quand il fallut suspendre la victime au gibet. Le moine, lui, était stupéfait car la petite lueur qu'il avait suivie avec tant de constance brillait désormais dans les yeux du condamné. Elle semblait lui dire : "va au bout de ce que tu es et n'aie pas peur de la mort car tu sauras la vaincre". 

Allait-il revenir à une existence tiède, sans intérêt, mais ô combien confortable ou allait-il, à son tour, devenir un fou d'amour, se jouant de l'adversité et du malheur ? Du plus profond de son cœur, le jeune garçon remercia l'inconnu qui avait fait don de sa vie pour le délivrer de son enfermement. Et c'est fièrement, en homme libre, qu'il s'affranchit de toute peur pour accomplir avec joie sa destinée.

 

COMMENTAIRE

Ce conte donne des indications précises pour l'année en cours. Essayons d'y voir un peu plus clair et tout d'abord que représente le moine ? C'est l'homme moderne qui vit dans un confort et une sécurité illusoires, supposés le mettre à l'abri de tout malheur. Le monastère est le symbole de l'enfermement dans lequel nous nous complaisons : croyances erronées, dépendances, jeux de l'ego, etc... Le problème c'est l'ennui et la perte de sens qui en découle. Pour cette raison, il est nécessaire de se libérer de ses attachements toxiques.

Pour y parvenir, il faut suivre l'exemple du Pendu. Dans le Tarot de Marseille, c'est la lame 12. On voit une homme pendu la tête en bas qui ne semble pas du tout souffrir de sa condition. C'est normal : il a opéré un retournement de conscience et se retrouve désormais parfaitement aligné entre le Cosmos et la terre. Ainsi, il a accès à la Connaissance qui va le rapprocher du Divin. On ne peut vivre cette expérience que par le vécu et non par l'étude et le savoir (le moine ne trouve plus de réponse dans les écrits spirituels mais dans la petite lueur qui l'oblige à lever son regard et à se transcender).  

Le Pendu reproduit également la forme de la douzième lettre hébraïque LAMED :

 

 

Cette lettre symbolise l'équilibre entre la matière et l'esprit. Comment y parvenir ? Par l'apprentissage de la vie, et peu importe que les expériences soient bénéfiques ou pas, il faut être dans une totale acceptation. LAMED représente également un aiguillon qui permet d'accéder aux plus hauts degrés de la Connaissance. La petite lueur du conte désigne cette aspiration à la transcendance, qui va forcer le jeune moine à sortir des dogmes qui l'ont emprisonné. Elle oblige à expérimenter une nouvelle aventure, malgré le risque d'y perdre la vie ! Pourtant, c'est un effort indispensable pour retrouver la liberté. Grâce à la transformation intérieure et au renversement des valeurs, l'amour retrouve son rôle primordial, celui d'unir tous les hommes, aussi bien la victime que le bourreau.

En résumé, pour passer le cap de l'année, il faut :

1° Sortir de ses habitudes sclérosantes, 

2° Prendre des risques,

3° Cesser de critiquer,

4° Retrouver le chemin de la Transcendance.

On ne peut guère dire mieux ! 

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Commenter cet article

Florence 03/09/2021 16:10

Ce conte est arrivé à point nommé vu ces temps troublés et invite chacun et chacune à prendre son courage à deux mains pour partir dans l'inconnu.
j'aime beaucoup. merci Hélène.

pierre et Laetitia 07/02/2021 15:54

Et oui, sortir du couvent, de ce lieu ou finalement on vit égoïstement puisqu'on ne rend service à personne; cloitré dans ces certitudes
Qu'as tu fais pour les autres?
Effectuer son retournement c'est remettre en cause des fausses valeurs et idées portées bien souvent depuis la naissance emprunt souvent de croyances et traditions familiales, c'est aussi accepter de se redresser pour changer de façon d'appréhender la vie, sortir de sa zone de confiance.
C'est accepter bien souvent d'ouvrir son coeur pour laisser parler son âme qui elle seule est unique car reliée au un, c'est donc finalement devenir fils unique à son tour en devenant ce Dieu intérieur, Ce Christ intérieur que nous serons tous et toutes un jour.
"Mon Dieu intérieur pure énergie, je cochère avec toi par ton nom, j'agis ici et maintenant par le pouvoir du Verbe....écétéra (message transmis)
Merci Chère Hélène!

france 06/02/2021 16:32

Chère Hélène, chère à nos coeur. Je crois que la " Vertu " qui nous fait le plus défaut, c'est le Courage.

Danielle 05/02/2021 11:54

Bonjour Hélène, un grand Merci pour ce conte si poignant et si beau.
Quel bonheur de se dire que l'on peut se libérer avec l'acceptation, l'amour et l'émerveillement...

tatsou 05/02/2021 03:05

merci pour ce conte bien en relation avec celui de" l'epreuve" qui montre aussi l'action de l'arcane 16 l'ego (1)doit apprendre à s"ouvrir à l'union et l'equillibre(6) pour arriver à maturite7(17) et ensuite exprimer le chemin de sa transformation (8)(18) bonne journée.

Anna-line 04/02/2021 22:16

Un grand Merci chère Hélène pour ces mots empreints de Sagesse, de douce Espérance et de bienfaits ????????

cathd'oche 04/02/2021 19:47

vivre et non survivre...la tâche est rude mais haut les Cœurs. merci Hélène de nous enseigner. BIZ

Catherine PETIT 04/02/2021 19:41

Merci Hélène pour ce conte plein d'espoir.....ça fait du bien.

philippe V 04/02/2021 18:05

Un immense Merci Helena pour ce conte qui tombe à pic pour moi en ce moment.

tatsou 04/02/2021 15:20

merci pour ce conte bien en relation avec celui de" l'epreuve" qui montre aussi l'action de l'arcane 16 l'ego (1)doit apprendre à s"ouvrir à l'union et l'equillibre(6) pour arriver à maturite7(17) et ensuite exprimer le chemin de sa transformation (8)(18) bonne journée.

Françoise GRIFFON 04/02/2021 14:13

Merci Hélène pour ce beau conte à méditer. Parfois on la cherche cette petite lumière , on ne la voit pas toujours mais quand ce sera le moment elle nous trouvera pour éclairer notre chemin . En attendant nous ne sommes pas aveugles pour nous émerveiller devant des choses toutes simples : Une jonquille qui sort de terre, une primevère qui s'ouvre, le soleil qui brille comme aujourd'hui et la lumière est déjà là.

Alice 04/02/2021 09:47

Ce qui manque à notre société, c'est le courage... On préfère se soumettre plutôt que de perdre les maigres avantages qu'on nous consent, comme l'os qu'on donne à un chien pour qu'il arrête d'aboyer...

Urbain 03/02/2021 22:35

Belle illustration dans ce conte de cette phrase de André Gide :
"Ose devenir ce que tu es. Ne te tiens pas quitte à bon compte. Il y a d'admirables possibilités dans chaque être. Persuade-toi de ta force et de ta jeunesse. Sache te redire sans cesse : Il ne tient qu'à moi"

Helena 03/02/2021 22:37

Merci pour ces paroles pleines de sagesse. A méditer....

Laurent Taraud 03/02/2021 21:41

En ces périodes sanitaires si difficiles à vivre pour la plupart, rebondir ou résilience, n'est vraiment pas aisé, et pourtant, un chemin peut s'ouvrir, si on met de côté son désespoir, l'impatience, en voulant être le vrai acteur, constructeur du présent, et de demain, pour le bien être de soi et des autres.

Helena 03/02/2021 21:57

C'est par l'émerveillement que nous y parviendrons : couleurs, parfums, sons, tout doit être admiré et vécu intensément... Et surtout il faut arrêter de critiquer tout en gardant son esprit critique !!!!

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