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Contes des HÉ-VEILLEURS

Contes des HÉ-VEILLEURS

Ces contes ne sont pas le fruit de mon imagination mais d'une connexion avec une Intelligence Supérieure appelée HÉ-VEILLEURS. Les personnes qui ont bénéficié de l'aide de ces entités, peuvent, désormais, mieux se connaître et connaître leur mission de vie. Ces messages sont uniques et individualisés. Cependant, ils ont aussi une portée universelle, voire prophétique. Leur sens est codé et ne se délivre qu'aux véritables cherchants. Quelques pistes de réflexion seront données pour vous aider à en percer tous les mystères. Vous pouvez aussi me contacter pour avoir votre propre légende personnelle. Cet échange vous permettra de vivre ce qu'il y a de plus précieux au monde : la liberté !


"JE N'AI PAS PU ME TAIRE..." (PART.1)

Publié par Helena Myrafiori sur 28 Juin 2019, 18:37pm

Alors que, dernièrement, je discutais avec un jeune homme, féru de science et de technologie, il me déclara avec emphase combien il était heureux de vivre à notre époque car disait-il : "tous nos ancêtres étaient des crétins, racistes, homophobes et misogynes". Je lui ai demandé quelles étaient ses preuves ou ses sources, mais il s'est contenté de sourire d'un air béat... Il est vrai que nous vivons dans un monde vertueux où les progrès sont immenses et nous ne pouvons que nous incliner devant tant de modernité où tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes !

Pourtant, à bien y regarder, les dits ancêtres possédaient une qualité qu'on ne peut guère leur ôter : le courage... Les héros étaient légion mais aujourd'hui, on est bien en peine de trouver des modèles de bravoure et d'honnêteté...   

On a toujours dit que Dieu aime les rebelles et les protège. Voyons ça de plus près... Il y a quelque temps, j'étais à Rome et bien sûr le clou de la visite a été la Chapelle Sixtine. Dans les revues spécialisées, il est notifié : "Les centaines de figures... constituent toutes ensemble la représentation la plus noble de la doctrine catholique qui ait jamais été réalisée." Soit.... Sauf que la chapelle personnelle du pape est une copie grandeur nature du Saint des Saints du Temple de Salomon à Jérusalem. Et que Michel Ange y a dissimulé des messages secrets et que ces secrets étaient capables de saper les fondements même de la religion catholique. C'est, avant tout, un message d'amour universel, contraire aux dogmes de l'époque. Les artistes du 16ième siècle subissaient beaucoup de contraintes et d'interdits qu'ils détournaient habilement, employant même parfois des insultes à l'égard de leurs mécènes. 

Michel Ange est un génie... rebelle et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il détestait son commanditaire, le pape Jules II Della Rovere, surnommé le "pape terrible" en raison de son ego surdimensionné. Au-dessus du portail, l'artiste a représenté un des prophètes hébreux les moins connus : Zacharie. Pourquoi ? Parce qu'il avait mis en garde le clergé corrompu du Temple, comme Michel Ange l'a fait avec le clergé catholique. Zacharie a les traits du pape Jules II. Mais le plus étonnant, c'est ce qui se passe derrière le prophète. Regardons attentivement les deux angelots :     

"JE N'AI PAS PU ME TAIRE..." (PART.1)

Un des deux angelots fait un geste obscène en direction du pape : le poing serré, avec le pouce coincé entre l'index et le majeur. "Faire la figue" ancêtre médiéval du doigt d'honneur ! On retrouve cette insulte à l'adresse du pape une deuxième fois au-dessus de la sibylle de Cumes, habillée des couleurs de la famille Della Rovere (bleu et or)  représentant à nouveau le pape Jules II 

"JE N'AI PAS PU ME TAIRE..." (PART.1)

Michel Ange était féru de Kabbale et il voulait montrer à travers son œuvre les ressorts cachés de cette science. Cependant, à l'époque, il était dangereux de s'intéresser aux écrits juifs. D'une certaine manière, l'artiste nous conseille de regarder "l'envers du décor" :

"JE N'AI PAS PU ME TAIRE..." (PART.1)

Dieu  "montre ses fesses" ! (Le cul c'est "luc", la lumière). Il faut donc décoder de manière plus symbolique qu'artistique. Le panneau suivant est sans doute le plus célèbre : la Création d'Adam.    

"JE N'AI PAS PU ME TAIRE..." (PART.1)

Comment se fait-il que le Créateur soit entouré de tant de personnages alors qu'Adam est censé être sa première créature ? Quelle est donc cette femme sous son bras gauche ? D'après certaines thèses, elle représenterait Sophia, la déesse grecque de la Sagesse, chère aux néoplatoniciens. Cette interprétation se rapproche de la Kabbale selon laquelle l'homme fut crée grâce à la séphirah Chokmah, la Sagesse. La main gauche de Dieu est posée sur un enfant, symbolisant l'âme d'Adam. La main gauche est celle où nous recevons les bénédictions, car ses vaisseaux conduisent directement au cœur. Ce panneau représente, d'après le docteur Mershberger, une coupe parfaite du cerveau ! Michel Ange a voulu démontrer que la création d'Adam était issue du cerveau de Dieu, mais uniquement à partir de l'hémisphère droit lié à Chokmah, la Sagesse (quand on vous dit qu'il faut absolument développer le côté droit du cerveau...).  

Nous reviendrons plus tard sur le panneau suivant "Le Fruit Défendu" et nous le mettrons, dans une deuxième partie, en corrélation avec l’œuvre d'un autre artiste, tout aussi singulier.

Mais d'abord continuons l'exploration de la chapelle Sixtine. A la mort du pape Jules II, son successeur, le pape Clément VII, commanda à Michel Ange une nouveau projet : "Le Jugement Dernier". Dans la tradition chrétienne, c'est le jour où Jésus revient sur terre pour juger les vivants et les morts suivant ses mérites. Les justes monteront au Ciel et les damnés descendront dans les enfers. Le pape mourut subitement à l'âge de 56 ans et fut remplacé par Paul III. Sa sœur Julia avait été la favorite du pape empoisonneur Alexandre VI. C'est donc au tour de la famille Farnese de profiter des largesses du trésor du Vatican. Attitude qu’abhorrait l'artiste.  

"JE N'AI PAS PU ME TAIRE..." (PART.1)

Quand on regarde attentivement l’œuvre, on remarque que les Anges n'ont pas d'ailes, ni d'auréoles. Ce sont de beaux jeunes gens plutôt musclés ! Au-dessus de la tête de Jésus, un ange montre du doigt deux élus : vraisemblablement des juifs... Les femmes, elles, sont pour le moins athlétiques... Michel Ange cachait à peine sa préférence pour les hommes et parmi les élus on peut apercevoir des scènes pour le moins étranges :   

"JE N'AI PAS PU ME TAIRE..." (PART.1)
"JE N'AI PAS PU ME TAIRE..." (PART.1)

Des hommes s'embrassent à pleine bouche ! Quant au Christ, au milieu de la scène, il est très peu "chrétien" et ressemble beaucoup plus à une statue grecque. Au 16ième siècle, il était dangereux d'avouer son homosexualité et on risquait tout de même la mort ! Quant aux damnés, Michel Ange ne s'est pas gêné pour leur donner des traits de personnages importants du Vatican. En bas, à droite de la fresque, se trouve une âme damnée, le roi Minos, de la mythologie grecque. Il adorait l'or et détestait les hommes. il est représenté avec des oreilles d'âne, prisonnier d'un énorme serpent qui lui mâche le sexe pour l'éternité. Or, Minos est le portrait de Biagio da Cesena, le maître de cérémonies du Vatican, chef d'état major pontifical. Il était pompeux et imbu de sa personne et Michel Ange le méprisait. On voit de quelle façon il lui a fait payer son arrogance...    

"JE N'AI PAS PU ME TAIRE..." (PART.1)

Cependant dans le "Jugement Dernier", Michel Ange n'a pas oublié d'y mettre des éléments de la Kabbale. Cette fresque représente l'équilibre de l'Univers. A gauche (mais à droite de Jésus), on trouve les symboles du "Hessed", l'aspect féminin, le côté miséricordieux de l'Arbre de Vie. La croix et la couronne représentent le signe de Vénus (une croix surmontée d'un cercle). C'est un symbole alchimique et astrologique.

"JE N'AI PAS PU ME TAIRE..." (PART.1)

A droite (mais à gauche de Jésus), on peut voir les symboles de Guevoura et Din, les aspects masculins de la Force et du Jugement, identifiés par la colonne. Celle-ci plus l'Ange courbé à sa base représentent le symbole masculin de Mars (un cercle surmonté d'une croix).

"JE N'AI PAS PU ME TAIRE..." (PART.1)

Pour parvenir à trouver un équilibre masculin-féminin dans l'Univers, il faut un centre. Suivant les enseignements de la Kabbale, il existe bien un centre et c'est l'Echelle de Jacob, là où les Anges montent et descendent pour atteindre le Ciel et rejoindre la terre. C'est le lien entre le monde matériel et spirituel. Sur la fresque de Michel Ange, le centre n'est pas Jésus mais un peu au-dessous de lui : 

"JE N'AI PAS PU ME TAIRE..." (PART.1)

Voilà l’Échelle de Jacob ! Pour résumer, l'artiste a réussi à faire de son œuvre, commandée par le Vatican lui même, un hymne à la tolérance et à la vie. Au nez et à la barbe de tout le monde ! Alors nos ancêtres étaient-ils des crétins ou simplement des sages qui connaissaient parfaitement les vertus de l'humilité ?

Pour finir , un petit devoir de vacances : imprégnez-vous bien de l'illustration qui va suivre :

"JE N'AI PAS PU ME TAIRE..." (PART.1)

C'est "Le Fruit  Défendu" dont je vous ai parlé précédemment et qui se trouve dans la chapelle Sixtine. Observez cette fresque attentivement. On retrouvera un enseignement quasi identique dans un autre endroit, en France cette fois, plus exactement à Auch dans la cathédrale dédiée à Marie. Là aussi un artiste n'a pas pu se taire... Bonnes vacances ! (A suivre...)

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Commenter cet article

Chagathe 16/07/2019 12:07

Merci ! Tu nous fais du mieux ;+)

Herrmann-Auclair 15/07/2019 19:44

Brillant, pédagogique, quelle culture!

Isabelle 30/06/2019 16:47

Merci Helena pour tes commentaires précieux comme toujours, tu as l'oeil et le bon!

Helena 29/06/2019 14:05

Merci à tous de vos commentaires élogieux ! Cela me donne le souffle nécessaire pour continuer à vous transmettre la Connaissance cachée... "Ouvrons l’œil mais le bon..."

Urbain 29/06/2019 12:37

Comme il est dit dans le psaume 113, "Os habent, et non loquentur; oculos habent, et non videbunt. Aures habent, et non audient; nares habent, et non odorabunt. Manus habent, et non palpabunt; pedes habent, et non ambulabunt". Ce sont tous nos organes sensoriels qui sont cités là (bouche, yeux, oreilles, nez, mains et pieds). Et force est de reconnaître que ces écrits sont aujourdhui d'actualité. Nous ne nous concentrons plus sur les perceptions de nos sens, saturés qu'ils sont de bruits, d'images, de sollicitations diverses qui les étourdissent.
A une époque où "regarder" avait encore un sens, les anciens s'ingéniaient à coder dans la statuaire, dans les vitraux, dans les fresques, des messages que leurs contemporains savaient déchiffrer. Aujourd'hui nous n'y voyons plus, au mieux, que des représentations de l'histoire religieuse, mais ne percevons pas l'intention que transmettent ces représentations.
Merci donc à Héléna d'avoir fait pour nous ce travail de décodage, que peu d'entre nous (moi le premier) seraient capables de faire par eux-mêmes !

Jean-Claude 29/06/2019 08:15

Merci Hélèna, pour tout ton partage ...Oui nos ancêtres en savaient bien plus qu'on ne le pense.
Il suffit de voir aujourd'hui les "bâtiments"qu'ils étaient capable de construire ainsi que la longévité de ces bâtiments dans le temps, sans parler des lieux précis où ils étaient construit ...
Belle journée

M-Ch 29/06/2019 08:07

Un immense MERCI pour ce "compte-rendu" de voyage où votre analyse éclairante de justesse n'a d'égal que la beauté de ces oeuvres que vous nous faites partager .
( en vous lisant j'ai souvent pensé à Annick De Souzenelle - son regard sur la Bible ...) M-Ch

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