Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Contes des HÉ-VEILLEURS

Contes des HÉ-VEILLEURS

Ces contes ne sont pas le fruit de mon imagination mais d'une connexion avec une Intelligence Supérieure appelée HÉ-VEILLEURS. Les personnes qui ont bénéficié de l'aide de ces entités, peuvent, désormais, mieux se connaître et connaître leur mission de vie. Ces messages sont uniques et individualisés. Cependant, ils ont aussi une portée universelle, voire prophétique. Leur sens est codé et ne se délivre qu'aux véritables cherchants. Quelques pistes de réflexion seront données pour vous aider à en percer tous les mystères. Vous pouvez aussi me contacter pour avoir votre propre légende personnelle. Cet échange vous permettra de vivre ce qu'il y a de plus précieux au monde : la liberté !


LE DERNIER PRINTEMPS

Publié par Helena Myrafiori sur 25 Mai 2018, 17:58pm

Au début, ce fut imperceptible, juste une fine pellicule rougeâtre qui recouvrait le sol. Au moindre coup de vent, elle s'envolait en tourbillonnant. Nul n'y prêtait vraiment attention, sauf un homme qui passait beaucoup de temps dans son jardin à sarcler, biner et retourner la terre.

Ah ! combien il l'aimait cette terre, héritage de ses ancêtres qu'il avait su entretenir avec passion, force et courage ! Les fruits étaient nombreux et le jardinier aimait les partager avec tous.

Mais, depuis quelque temps, les choses avaient changé : les gens étaient devenus bougons, méfiants, craintifs. Si l'homme leur tendait la main, aussitôt elle était refusée. S'il leur ouvrait la porte, ils détournaient le regard.

Et la poussière rouge était apparue. Bientôt, elle tapissa les maisons, les arbres, les rivières, les prairies, les routes et les étangs. Tout avait disparu sous cette épaisse couche, d'un ocre terreux. Où étaient passés les pâturages verdoyants qui ondulaient sous la caresse du vent ? Les hommes et les bêtes commencèrent à suffoquer. De toute urgence, il fallait agir mais comment ? 

Quelques bonnes volontés décidèrent de nettoyer à grande eau tous les champs environnants, mais la tâche s'avéra redoutable. Car la poussière se transforma en une boue collante qui poissait les vêtements et les cheveux. La situation était devenue intenable. De toutes parts, on entendait des gémissements et des pleurs. Malheureusement, même la plus extrême dévotion paraissait inefficace face à cette malédiction. 

L'homme, lui, continuait d'œuvrer dans son jardin, inlassablement, avec ténacité. Dès qu'il voyait apparaître un minuscule bourgeon d'un vert tendre, son cœur bondissait de joie : une victoire sur l'adversité assurément ! Mais cette accalmie durait peu de temps et tout finissait, inexorablement, par se désagréger. Désormais, une crasse de plus en plus envahissante s'insinuait dans tous les recoins, les interstices, créant un paysage morne et menaçant. Etait-ce le dernier des printemps qui s'annonçait ?

Mais un jour, un oiseau tomba, raide mort, aux pieds du jardinier. Ce fut le signe qu'il craignait, alors, sans plus attendre, il s'allongea à même le sol, écoutant les battements de cœur de la Terre Mère. Dans un éclair, il vit les souffrances qu'elle subissait à cause de l'action funeste des hommes. Cette poussière rouge, c'était son sang.

Se remémorant alors tous les baisers qu'il avait partagés avec des jeunes filles délicates ou des amantes passionnées, des enfants joyeux ou des parents attentifs, des amis sincères ou des compagnons de route, il sut ce qu'il devait faire.

Pour guérir, la Terre réclamait un baiser. Un seul, mais il devait contenir tout l'Amour du monde. Alors, déposant  ses lèvres avec délicatesse et respect, l'homme embrassa le sol comme un jeune amoureux, fier de se rendre à son premier rendez-vous. Ce fut doux et profond à la fois. Et la Terre lui rendit au centuple.

Car, bientôt, un bruit de ruissellement lui fit relever la tête : petit à petit la poussière rouge s'évanouissait, laissant place à des volutes vaporeuses qui rejoignaient l'horizon et finissaient par disparaître totalement. Nettoyée, régénérée, la Terre retrouva sa virginité originelle, abreuvant les sillons d'une sève nouvelle. La vie, la vie tout simplement, revenait avec force parce qu'un homme avait cessé la guerre.  

 

COMMENTAIRE

Ce conte a été donné à un homme qui avait bien du mal à accepter l'attitude destructrice de l'humanité. Pourquoi tant de dégâts, quasi irréversibles, alors que sans la Terre, les hommes ne sont rien ? Je ne peux résister au plaisir de vous mentionner une citation de Carl Gustav Jung ("L'homme à la découverte de son âme"), très à-propos :

"Il apparaît, en effet, avec une clarté toujours plus aveuglante, que ce ne sont ni la famine, ni les tremblements de terre, ni les microbes, ni le cancer, mais que c'est bel et bien l'homme qui constitue pour l'homme le plus grand des dangers. La cause en est simple : il n'existe encore aucune protection efficace contre les épidémies psychiques; or, ces épidémies-là sont infiniment plus dévastatrices que les pires catastrophes de la nature !"   

Pour ma part, je considère que la pire des catastrophes de notre temps c'est la médiocrité. Et vous, qu'en pensez-vous ? 

LOWER ANTELOPE CANYON, USA (Photo Solène Myran).

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

sonia 25/10/2018 09:15

Bonjour Hélène, sans aucun doute, il nous faut nous relier à notre terre, j'ai très envie de rentrer en communion avec la nature, embrasser le sol et la prier. Mais avant demander pardon pour nos erreurs, nos manquements, pour ce qui a fait sombrer une bonne partie de la race humaine vers un grand mal : l'ignorance...D'ailleurs, je fais de mon mieux mais je crois sincèrement que rassembler et rester en relation avec la terre et les êtres vivants doit être un devoir pour nous tous, il n'y a rien d'autre à faire. Nos actes, nos relations, nos pensées, doivent, parce que c'est un devoir, rester en cohérence. Bannir toutes croyances pourraient nous aider à retrouver nos réelles responsabilités et assumer nos charges au lieu de les mettre de coté... J'essaie de m'efforcer de mon coté de transmettre ce que je sais du lieu que je peux.. On sait que ce qui se passe est le fruit de tout cela...Amitiés et respect vers vous Hélène, Sonia.

Jeff Lévesque 29/05/2018 02:01

Bonsoir Hélène, bonsoir à tous. Quand je regarde l'état du monde et les orientations que nos sociétés prennent, j'ai du mal à ressentir autre chose qu'une grande colère. Comment ne pas remarquer que nos terres nous sont confisquées jour après jour, asceptisées, puis rendu stériles grâce à la magie des traitements chimiques, ou de l'implantation d'un champs d'eoliennes ou d'un supermarché ou pire ? Comment ne pas voir que nos gouvernants nous ramènent de plus en plus vite à letat d'esclaves en nous supprimant jours après jours toutes nos libertés ?
J'ai du mal, aujourd'hui, quand j'entends parler d'amour universelle, de grands changements pour un âge d'or... à y voir autre chose que des mièvreries.
Comment garder espoir, face a cette machine à broyer ?face à ces gens qui semblent être de plus en plus nombreux à réclamer qu'on leurs suppriment leurs droits, ? face à cet avenir sombre qui semble ineductable ?
Comment faire face enfin et surtout à ce terrible sentiment d'Impuissance ?

Kemosabe 28/05/2018 13:20

Après l'écureuil de Corée, le frelon asiatique, la punaise diabolique, voilà l'apparition du ver géant qui envahit nos jardins, élimine les vers de terre et est très toxique ! On vit vraiment une époque formidable ! Pauvre monde, pauvre Terre....

Helena 27/05/2018 17:28

Bonjour à tous,
Merci pour vos commentaires qui donnent beaucoup d'espoir ! Oui ce sont "les petits, les obscurs, les sans grades" qui changeront le monde ! Merci à eux, merci à nous !

Viviane 44 27/05/2018 15:32

SUPER !!!
Merci Hélène pour ce joli conte et ton commentaire. Tout à fait d'accord avec toi.
Il n'y a que nos actes personnels qui pourront avoir un impact pour les changements que nous espérons tous. Inutile d'attendre que quelqu'un d'autre le fasse.
Je t'embrasse.
Viviane-44

France Bouchet 26/05/2018 08:33

Bonjour Hélène et vous tous,
Voilà un conte qui nous parle à nous les humbles, les jardiniers de la terre et de nos vies...Absolument criant de vérité. Notre seul souhait, c'est qu'il ne soit pas trop tard.
Ne pas écouter la manipulation des merdias, beaucoup de " jardiniers " se mobilisent dans le silence, ils ne sont pas 50 ou 80, mais des centaines, des milliers de silencieux qui ont pris conscience qu'il fallait écouter la TERRE. et veulent rendre le pouvoir à la Terre.

André 26/05/2018 00:19

Très émouvant… Oui, la médiocrité, la compétition des égos et la tiédeur spirituelle sont des fardeaux à porter pour ceux qui s'efforcent de faire rayonner l’amour pour soi, l'amour pour les autres, l’amour pour tous… mais à la fin, c'est certain, c'est nous qu'on va gagner !!

Jean-Claude 25/05/2018 20:51

Encore merci Hélèna pour le temps que tu passes à nous faire vivre les contes des Hé-Veilleurs ..
Pour ma part si on considère que l'attrait démesuré du pouvoir, de l'argent, du s.. font partie de la médiocrité alors oui Hélèna je suis d'accord, bien sûr la médiocrité insinu que l'on ne fait ni du beau ni du bien ...
Belle soirée !

Marie Guillet-Boniou 25/05/2018 19:55

Gratitude à toi et aux he-veilleurs pour ce texte d'une grande force symbolique et tellement rempli d'Amour inconditionnel !!! Très touchant...Et si de plus en plus d'humains laissaient vivre cet Amour, cette Énergie en eux...pour eux-mêmes, pour les autres, pour le monde, pour la Terre.....ces vibrations transmettraient la puissance du changement et cela changerait le monde ! Tout est possible !!! Avec mon Amitié. Marie

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents