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Contes des HÉ-VEILLEURS

Contes des HÉ-VEILLEURS

Ces contes ne sont pas le fruit de mon imagination mais d'une connexion avec une Intelligence Supérieure appelée HÉ-VEILLEURS. Les personnes qui ont bénéficié de l'aide de ces entités, peuvent, désormais, mieux se connaître et connaître leur mission de vie. Ces messages sont uniques et individualisés. Cependant, ils ont aussi une portée universelle, voire prophétique. Leur sens est codé et ne se délivre qu'aux véritables cherchants. Quelques pistes de réflexion seront données pour vous aider à en percer tous les mystères. Vous pouvez aussi me contacter pour avoir votre propre légende personnelle. Cet échange vous permettra de vivre ce qu'il y a de plus précieux au monde : la liberté !


LA VOLIÈRE

Publié par Helena Myrafiori sur 21 Avril 2018, 09:19am

Un homme, autrefois, aimait si passionnément les oiseaux, qu'il avait construit de ses propres mains une volière au fond de son jardin. Dès potron-minet, il préparait un mélange de graines qu'il lançait à la volée et, dans un concert de cris et de sifflements, les canaris, les moineaux et les diamants dessinaient au-dessus de sa tête des arabesques colorées. 

Sa passion était si forte qu'il donnait l'impression que sa vie en dépendait et, au point du jour, c'est d'un pas vif qu'il se précipitait au milieu de sa nuée d'oiseaux. A chacun, il avait donné un nom et savait les identifier d'un seul regard. "Pourvu que nul ne me détourne de mon adoration!"

Pour cette raison, il avait rayé de son existence toute source qui pouvait l'en éloigner : les amis, les amours, tout avait été effacé ! Adieu les soucis, les tracas inhérents à la condition humaine ! Les oiseaux, eux, étaient libres et spontanés et ne le trahiraient jamais.

Mais le destin réserve parfois bien des surprises et un jour se présenta à sa porte, une belle brune au charme ravageur. Il ne fut pas insensible à sa beauté et se laissa absorber par le spectacle de sa superbe chevelure et de son sourire enjôleur. Il fallut une seule lune pour que son cœur chavire.

Bien sûr, il vénérait avec toujours autant de passion les hôtes de sa volière mais sa vigilance était de plus en plus mise à mal et, souvent, son regard errait vers l'endroit où la belle était censée apparaître.

De sa démarche chaloupée, elle revint un beau jour et l'homme se sentit au bout d'un fil, tel une marionnette.

Elle lui dit : "Si tu m'aimes, donne-moi un de tes oiseaux.."

Décontenancé, l'homme, néanmoins, se prêta au jeu mais le soir venu, il fut ravagé par le doute et le chagrin. Qu'avait-il fait ? Pourquoi avoir cédé avec tant de facilité ?

Le lendemain, elle revint et déclara : "Si tu m'aimes, donne-moi un de tes oiseaux".  Il obtempéra, sans même réfléchir. Petit à petit, sa volière se vida inexorablement. Cette injonction était devenue si pressante, que l'homme finissait par obéir machinalement.

Pourtant, au fur et à mesure que ses oiseaux disparaissaient, son esprit s'allégeait. C'était un étrange phénomène qui le rendait presque heureux. Il avait l'impression de se détacher de tout ce qui, jusqu'à présent, l'enivrait.

Bientôt, il n'y eut plus qu'un malheureux paon dans la volière. La jeune femme, de sa voix suave, dit à l'homme  : "Si tu m'aimes, donne-moi le dernier de tes oiseaux".     

C'est avec empressement qu'il lui offrit. Alors qu'elle s'éloignait, l'homme lui demanda : "Qui es tu ?"

"Tu ne m'as donc pas reconnue ? Je suis ton âme, venue te délivrer des pensées obsédantes qui t'emprisonnaient."

Dans un éclair, l'homme comprit tout le sens de l'aventure qu'il venait de vivre. Tout n'avait été que prétexte pour le rendre à sa liberté. Et qu'elle était douce cette nouvelle ivresse ! 

Alors, laissant grande ouverte la porte de la volière, l'amoureux des oiseaux abandonna au vent les dernières plumes qui s'envolèrent vers un ciel radieux, un vrai ciel de printemps...

 

COMMENTAIRE

Ce conte a été donné à un homme dont les pensées étaient si obsédantes qu'il finissait par se couper du monde. Par la maîtrise de son mental et un lâcher-prise total, il finit par se sortir définitivement de ses addictions.

La volière est la représentation de l'enfermement mental.

La femme c'est l'âme qui va prendre l'aspect d'une nouvelle "tentation" pour sortir l'homme de sa prison. Il finit par obtenir la victoire car il ne tombe pas dans un nouveau piège (la relation demeure platonique).

Les oiseaux sont les pensées qui tournent en rond dans la tête de l'homme et dont il a tant de mal à se défaire. Pour sortir de ce cercle infernal : émerveillement et détournement de l'attention. Ainsi, dans son livre "Au commencement était la Mère", Alain Delaye rapporte les conseils d'un maître à son disciple afin qu'il atteigne la libération : "Il s'agit d'abord pour lui de désencombrer sa conscience d'éléments qui font obstacle à sa réflexion et à son avancée. La douleur ne peut être dépassée et le bonheur atteint, lui est-il dit, tant qu'il imagine que quelque chose est encore à accomplir, quelque désir à satisfaire.... Les hommes, dans leur désir d'atteindre leur bonheur, se laissent paralyser par le venin du "je dois".

"Un détachement est donc nécessaire. Mais il doit être accompagné d'une méditation et d'un contemplation intime." (page 104)        

 

NEW ORLEANS (Photo de l'auteure). 

 

PS : Le site Overblog et le serveur de ma boîte mail étant tous deux en maintenance, je ne reçois plus vos messages ! A la fin du mois d'avril, tout devrait rentrer dans l'ordre. Contactez-moi à nouveau à ce moment là : helene.myran@laposte.net 

 

   

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Commenter cet article

Anna-line 22/04/2018 19:23

Merci beaucoup Helena... que d'enseignements si parlants... Bel Oiseau entre Terre et Ciel, nous apprend tellement... Bien à toi...

catdoche 22/04/2018 09:13

merci à vous et surtout à la personne qui est venue te voir, son conte nous profite..
belle journée

Françoise G 22/04/2018 00:46

Bonsoir Hélène,
Combien sommes nous à avoir la volière pleine d' oiseaux ? Espérons ne pas y laisser trop de plumes !!!
Merci pour ce conte qui me parle et je ne suis sans doute pas la seule.
Bises

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