Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Contes des HÉ-VEILLEURS

Contes des HÉ-VEILLEURS

Ces contes ne sont pas le fruit de mon imagination mais d'une connexion avec une Intelligence Supérieure appelée HÉ-VEILLEURS. Les personnes qui ont bénéficié de l'aide de ces entités, peuvent, désormais, mieux se connaître et connaître leur mission de vie. Ces messages sont uniques et individualisés. Cependant, ils ont aussi une portée universelle, voire prophétique. Leur sens est codé et ne se délivre qu'aux véritables cherchants. Quelques pistes de réflexion seront données pour vous aider à en percer tous les mystères. Vous pouvez aussi me contacter pour avoir votre propre légende personnelle. Cet échange vous permettra de vivre ce qu'il y a de plus précieux au monde : la liberté !


L'ETOILE DU MATIN

Publié par Helena Myrafiori sur 1 Février 2018, 15:31pm

Ce que le jeune homme aimait par-dessus tout, c’était de pouvoir contempler le firmament, à l’heure où l’obscurité étendait son voile mystérieux sur la voûte du ciel. Les étoiles scintillaient et leur éclat l’atteignait jusqu’au plus profond du cœur. A cet instant, il se sentait apaisé, régénéré, mu par une force invincible. Etait-ce leur lumière fragile et intense à la fois, qui favorisait son nouvel état d’être ?

Les nuits de Pleine Lune, son sentiment d’appartenance à l’Univers tout entier s’intensifiait et il avait la sensation, alors, de plonger corps et âme dans le Cosmos, tel un voyageur infatigable.

De temps en temps, à l’aide de son index, il tentait de reconnaître les constellations au-dessus de sa tête et leurs formes n’avaient plus aucun secret pour lui. La Grande Ourse, Cassiopée, le Dragon, la Licorne, les Voiles, le Chariot, ah ! Que de noms magiques qui l’emportaient loin des vicissitudes du monde d’en bas !

Alors qu’une fois encore, il s’extasiait devant tant de beautés offertes à l’homme, un vieillard s’installa silencieusement à ses côtés. Il regarda intensément le jeune garçon, si pris par sa contemplation qu’il ne remarqua même pas la venue de l’inconnu.

Au bout d’un moment, pourtant, ce dernier se mit à parler : « Sais-tu qu’il manque une étoile au firmament ? »

Sortant de son ravissement, le jeune homme déclara : « Comment pouvez vous le savoir ? Quelle est donc votre science que j’ignore ? »

Le vieillard répondit simplement : « Parce que je les ai comptées, voilà tout ! Si tu fais de même, alors tu perceras les mystères de la vie. »

Intéressé, l’amoureux des astres se mit aussitôt à l’ouvrage. Et quand le vieillard réapparut au bout de quelques jours, c’est fier et content de lui, qu’il lui fit montre de son remarquable savoir. Il avait passé plusieurs nuits à compter les étoiles et, il en était sûr, avait achevé son œuvre.

Malheureusement, l’étrange vieillard tua dans l’œuf son orgueil naissant : « Il en manque toujours une. »

Cette sentence, sans appel, refroidit l’infortuné qui recommença, sans attendre, son arithmétique céleste. Fier et courageux, il persévéra jusqu’à l’épuisement. Il avait souvent la sensation d’avoir lamentablement échoué car, sans relâche, l’inconnu ne cédait pas d’un pouce et réitérait sans cesse son jugement : il manquait toujours une étoile…

Perdant alors, le boire et le manger, le malheureux faillit y laisser sa santé et de désespoir, songea même à arrêter sa quête devenue inutile. Mais quelque chose de plus profond le retenait, l’amour du mystère sans doute, alors il recommençait et recommençait encore… Ses yeux finirent pas se voiler et c’est là qu’il commença à entrevoir le sens de cette énigme singulière.

Prenant alors un parchemin immaculé, il le découpa en forme d’étoile puis l’enlumina avec l’or le plus pur qu’il put trouver. Accrochant sa réalisation dans les branches d’un arbre, il attendit patiemment le retour de l’homme, qu’il considérait désormais comme son maître.

Quand, à l’aube naissante, il se réveilla enfin, le vieillard était à ses côtés. Souriant, il déclara simplement : « Regarde, mon enfant… »

Alors, levant les yeux vers le ciel, le jeune homme aperçut, dans un écrin d’azur et de lumière, la petite étoile qu’il avait si patiemment forgée.

« L’Etoile du Matin » rajouta le vieux sage. « C’est ton œuvre, et tu peux en être fier car elle t’ouvre les portes de la Vie » 

A partir de ce moment là, le jeune homme ne chercha plus jamais de réponse à travers la nuit obscure, mais à l’intérieur de son être. Et, à chaque fois qu’il entrevoyait une petite étincelle, il savait que c’était son âme qui se réjouissait, car il avait bu, à satiété, à la coupe de l’Eternité…

 

 

COMMENTAIRE

Ce conte a été donné à un homme qui souffre d'une grave maladie. Comment guérir et parle t-on ici de guérison physique ? Il a longtemps cherché des remèdes à son mal mais il semblerait que cette quête, désormais, doive se jouer à un autre niveau. Plus spirituel, certainement.

En alchimie, « l’Etoile du Matin » est considérée comme faisant partie du processus de l’œuvre. D'ailleurs, Bouddha et Jésus étaient appelés "Etoile du matin". Voit-on des étoiles au lever du jour ? Assurément, non. Il faut donc comprendre cette expression comme un "retournement" réussi. 

Celui qui a  réalisé cette "opération", n'a plus utilité à chercher les réponses à l’extérieur de lui, mais dans son intériorité, et peut, de fait, accéder au "Graal" ("la coupe d'Eternité"). Ainsi s’achève un cycle et un autre commence…

A partir du moment où le héros crée son propre destin ("étoile dans le parchemin") et élève sa vision ("étoile dans l'arbre") il peut, enfin, mettre en route un nouveau paradigme : l'union entre la matière et l'Esprit, nécessaire à l'obtention de la guérison (de l'âme)...

 

 

RUSSIE (Photo de l'auteure)


Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

David 26/11/2018 16:02

L'âme à tiers dont le corps et l'esprit sont la raison.
Merci pour ce sens or-donné à sept directions. Ajoutant à cette branche, un sens à mont-et-toile.
David

David 26/11/2018 16:04

* a tiers

Anwen 26/06/2018 16:59

Bonjour,
La crise de l'adolescence, rapide dans la vie actuelle, eut une longue durée dans l'évolution de la primitive humanité. A partir de ce moment, des différences considérables se produisirent entre la vie psychique et mentale de la jeune fille et celle du jeune homme.
Chez lui, l'amour fait naître l'imagination, la poésie, qui réapparaissent à l'âge correspondant chez nos adolescents.
« Il se trouve dans les trois quarts des hommes un poète qui meurt jeune », a dit Sainte-Beuve.
Dans l'enthousiasme des premiers élans, des premiers désirs, il soupire, il chante, il exhale son âme aimante et joyeuse, sans entraves sociales, sans atavisme générateur d'une timidité annihilante, sans ennemis encore, il marche en avant dans ses passions naissantes sans savoir où elles le mènent, sans crainte d'un danger inconnu. L'enthousiasme poétique de la jeunesse le saisit tout entier. C'est le premier éveil des sentiments qui vont envahir le cœur de l'homme et bientôt jaillir comme un fleuve impétueux. Pendant que la jeune fille grandissait en beauté, en esprit, elle prenait aux yeux de l'adolescent primitif un prestige infini. Il voyait en elle un Etre très supérieur à lui, un Etre bien au-dessus de la nature masculine plus grossière. Elle était donc sur-naturelle à lui.
Il l'adorait, il l'admirait, un immense désir de se rapprocher d'elle le tourmentait, il lui semblait que près d'elle sa vie s'intensifiait, qu'aimé d'elle il allait oublier sa première honte sexuelle qui allait faire place à un sentiment de triomphe.
C'est ainsi que l'homme adolescent et la belle jeune fille vivaient au sein de la grande Nature, essayant le premier bégaiement d'amour et établissant entre eux le lien sacré qui devait les unir. Et, dans la vie actuelle, son atavisme lui rend le souvenir vague des impressions premières ressenties par ses ancêtres ; un regard, une parole douce ou tendre, une main qui touche la sienne, le silence de la nuit, sont empreints de mystérieuses saintetés qui pénètrent son âme sans qu'il en comprenne le secret.
C'est parce que la Nature fut le cadre des premières amours, des premiers dévouements, des enthousiasmes de la jeunesse phylogénique, que tout cela se réveille chez le jeune homme quand le lieu, l'heure, le milieu, lui rendent les conditions physiques qui accompagnèrent ses impressions premières. C'est ce qui crée le mystère, et rien ne captive comme les choses mystérieuses.
La jeune fille était resplendissante de grâce et de beauté, telles nos adolescentes modernes qui repassent par ce stade de la vie ancestrale. Elle entrait en possession d'une intelligence lucide, d'un esprit élevé ; la Nature la captivait, elle l'observait, son intuition féminine lui en faisait découvrir les lois, elle se perdait en contemplations célestes dans les belles nuits étoilées, elle arrivait à connaître le ciel et à comprendre le principe des forces universelles qui régissent les mondes.... Alors, dans les conversations du soir, elle versait dans l'esprit du jeune homme cette première science, en même temps qu'elle faisait naître en son cœur les premiers bonheurs.
Lui l'écoutait, il l'admirait, il l'adorait. Elle était SA DÉESSE. Elle fut la première forme de la suprématie intellectuelle et morale qui apparut à l'adolescent. C'est pour cela que l'homme porte gravé au plus profond de son cœur l'empreinte féminine, empreinte spirituelle, parce que la première femme qui a éclairé sa pensée ne représentait pas le sexe, mais l'esprit.
Dans le Salon égyptien du British Muséum de Londres se trouve une Hathor adorée par le Pharaon Thotmès. Ce monolithe a été pris à Karnak. La légende suivante est inscrite sur le trône de cette Déesse : « La divine Mère et Dame ou Reine du Ciel », puis « Etoile du Matin » et « Lumière des mers » (Stella matutina et Lux maris).
Cordialement.

Anna-line 11/02/2018 19:09

Que nos Etoiles sont belles, si précieuses, tant aimées,
Quand nous trouvons en Elles, la Lumière espérée,
Celle qui nous invite à chercher en nous, nos talents à Vivre, à Partager,
Source de notre Bonheur et d'une si belle sérénité...

Merci infiniment Helena pour nous faire si joliment Voyager,
Bien à toi, avec toute mon amitié...

Jean-claude 03/02/2018 22:55

Encore merci pour tout ce que tu fais et tout ce que tu partages.
Amitiés ...

dominique 01/02/2018 17:34

Dans le ciel du Sahara nous n'avons pas cessé de regarder les étoiles et même ... de faire des voeux : souvenir d'enfance des étoiles filantes ... à aucun moment il ne nous est venu l'idée de les compter ni non plus d'un accrocher sur les branches des arbres ... le ciel était juste majestueux ...
Merci pour ce très joli conte !

NAOADE 01/02/2018 17:30

Merci Héléna.

Carry 01/02/2018 16:47

C'est vraiment très beau, merci beaucoup Héléna!

Isabelle 01/02/2018 16:05

Merci pour ce partage

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents