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Contes des HÉ-VEILLEURS

Contes des HÉ-VEILLEURS

Ces contes ne sont pas le fruit de mon imagination mais d'une connexion avec une Intelligence Supérieure appelée HÉ-VEILLEURS. Les personnes qui ont bénéficié de l'aide de ces entités, peuvent, désormais, mieux se connaître et connaître leur mission de vie. Ces messages sont uniques et individualisés. Cependant, ils ont aussi une portée universelle, voire prophétique. Leur sens est codé et ne se délivre qu'aux véritables cherchants. Quelques pistes de réflexion seront données pour vous aider à en percer tous les mystères. Vous pouvez aussi me contacter pour avoir votre propre légende personnelle. Cet échange vous permettra de vivre ce qu'il y a de plus précieux au monde : la liberté !


UN AMOUR AU CENTRE DU MONDE

Publié par Helena Myrafiori sur 9 Mai 2017, 19:48pm

Ah ! Combien il avait cherché ! Mais son souffle commençait à s'épuiser.... Las, fatigué, l'homme était bien tenté de baisser les bras.... Il était animé par un désir fou d'amour mais que rien, jusqu'à présent, n'avait pu contenté. 

Certes, il avait eu quelques aventures avec de belles demoiselles, des rencontres d'un soir,  mais son coeur était demeuré sec, stérile. Parfois, il se comparait à un puits où la noirceur l'avait emporté sur les eaux vivifiantes.

Toutefois, s'il avait regardé attentivement, il l'aurait vue. Mais elle était si petite, si fragile, noyée dans la poussière des jours ! Tous les matins, il passait à côté d'elle, mais sans la voir. Elle avait, cependant, revêtu son habit de lumière. Mais cette lumière n'était - elle pas trop aveuglante, empêchant l'homme de réaliser son espérance ?

Son fardeau était si lourd, qu'il s'en allait inexorablement vers le trépas. Pourtant, quelque chose le retenait encore : un doux parfum qu'il pouvait respirer tous les matins quand il sortait de chez lui. Un parfum si discret qu'il fallait ouvrir pleinement ses narines pour saisir un peu de sa délicatesse. Mais quel réconfort ! Alors, puisant au fond de lui ses dernières forces, il avançait à nouveau d'un bon pas.

L'hiver était sans fin, froid, désespérant. Parfois une petite lueur s'allumait et l'homme reprenait espoir : un regard échangé, une poignet de main un peu plus appuyée, un baiser sur la joue qui s'attardait et l'espoir renaissait. Mais il était de courte durée et comme un mauvais vent, ne laissait derrière lui qu'amertume et chagrin. 

Qu'avait -il de si funeste que la fleur de l'amour ne puisse éclore ? Sans cesse, il se remettait en question, cherchant au fond de lui ses terribles fautes. Il avait tellement aimé, tellement donné mais, aujourd'hui, seulement des cendres... Pourquoi ? Cette question lancinante le taraudait, mais pour l'heure, pas de réponse. Parfois, la solitude se faisait si cruellement ressentir qu'il réclamait avec force le néant et la mort.

Pourtant, l'amour était toujours présent, rêve abandonné sur le bord du chemin. Quand le verrait - il ? Ses yeux étaient voilés par l'incertitude de sa destinée. Mais un jour, soudainement, brusquement, son coeur accepta de s'ouvrir à nouveau. Et il finit par la voir...

Petite fleur offerte aux âmes esseulées, elle était là depuis toujours et attendait simplement qu'il se penche sur elle et accepte enfin de respirer les effluves qu'elle exhalait. C'était elle qui lui apportait chaque matin, une bouffée d'éternité. Mais si préoccupé de trouver son âme soeur, qu'il en avait oublié de regarder l'amour insondable, l'amour infini, l'amour glorieux au fond de lui.

Par un simple regard, tout avait changé. Souvent, l'homme était passé à côté d'elle sans même la remarquer ou la foulant aux pieds plus que de raison. Il ignorait, alors, que c'était sa propre âme qu'il blessait. Mais en ce jour de printemps, où la fleur venait d'éclore, une nouvelle aventure commençait pour lui : se découvrir et s'aimer soi même. Enfin...

 

COMMENTAIRE 

Ce conte a été donné à un homme, incapable de trouver l'amour. Bien évidemment, il a cherché, longtemps, mais plutôt que de récolter des roses, il a surtout été blessé par des épines... Celles de la trahison, de l'abandon et de la solitude. Aujourd'hui, il va bien et a réussi à faire la paix avec  la vie. Il est toujours seul mais heureux, car il a appris à s'aimer lui même en totalité. C'est le but, non ?

LISBONNE, Portugal  (Photo de l'auteure). 

 

 

 

 

 

 

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Commenter cet article

Françoise G 09/05/2017 14:09

Bonjour Hélène quel beau conte. Il correspond totalement à l'histoire du moment. Notre fils a trouvé sa fleur qui prend racine dans un bon terreau malheureusement arrosé pour l'instant par une pollueuse. Quelqu'un m'avait dit : il a été,mis au ras des pâquerettes mais les pâquerettes refleuriront. Voilà un beau pour tous ceux et celles qui ont de l'amour à donner et à recevoir. Je vous embrasse

Helena 09/05/2017 22:05

Les pâquerettes finissent toujours par refleurir. Ne sont elles pas, grâce à leur humilité, symbole de résurrection ? Croyons, espérons... Je vous embrasse.

Naoade 08/05/2017 20:14

J'entends dans vos magnifiques contes, Hélèna, cette habitude que nous avons tous à ne pas écouter la petite voix au fond de nous. A la lecture de vos contes, on dirait que rien ne change, et pourtant tout change.
C'est étrange cette façon de se refuser à sois même, aimons nous souffrir ?

Helena 08/05/2017 20:39

Oui, je pense que nous avons beaucoup de mal à accepter en nous notre part d'illimité.... On se croit si petit et pourtant nous sommes si grands puisque uniques !

elisabeth 08/05/2017 15:26

c'est en cherchant qu'on ne trouve rien.

Avis vérifié : par moi.

merci pour la jolie histoire :)

dominique 07/05/2017 18:26

je ne suis pas certaine d'avoir assez de cette vie pour y parvenir mais pourtant j'essaie, j'essaie ... à chaque occasion un peu plus ...

Anna-line 07/05/2017 17:23

Merci infiniment Hélèna pour le partage de ce conte... il me parle tant... Le Paradis est bien en dedans et non en dehors... Bien à toi

cathd oche 07/05/2017 16:50

Oui Hélène je suis d'accord s'aimer en totalité, y a du travail...

Helena 07/05/2017 16:56

Je confirme...

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