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Contes des HÉ-VEILLEURS

Contes des HÉ-VEILLEURS

Ces contes ne sont pas le fruit de mon imagination mais d'une connexion avec une Intelligence Supérieure appelée HÉ-VEILLEURS. Les personnes qui ont bénéficié de l'aide de ces entités, peuvent, désormais, mieux se connaître et connaître leur mission de vie. Ces messages sont uniques et individualisés. Cependant, ils ont aussi une portée universelle, voire prophétique. Leur sens est codé et ne se délivre qu'aux véritables cherchants. Quelques pistes de réflexion seront données pour vous aider à en percer tous les mystères. Vous pouvez aussi me contacter pour avoir votre propre légende personnelle. Cet échange vous permettra de vivre ce qu'il y a de plus précieux au monde : la liberté !


LE VIEIL HOMME

Publié par Helena Myrafiori sur 12 Janvier 2017, 17:06pm

Depuis longtemps, l’enfant et le vieil homme marchaient d'un même pas et, ensemble, ils avaient navigué entre lune et soleil.

Les chemins creux, les sentiers abrupts , les routes pierreuses, rien n’avait pu les arrêter. De temps en temps, l’enfant voulait aider son compagnon quand son ardeur s'épuisait. Mais, d’un geste, le vieillard l’arrêtait : « Fils, ce n'est pas l'heure". 

Et la route s’étirait, tranquille. Le but à atteindre, ils le sentaient, était tout proche, à quelques lieues.

Tout avait commencé quand ils entendirent parler d'un temple au sommet d'une colline où régnait l'Esprit. Alors, leurs coeurs vaillants avaient surmonté tous les obstacles pour accomplir leur destinée. Ensemble, ils prirent le chemin. Le voyage fut long et rude, mais les étoiles veillaient. L’enfant, parfois s’égarait et le vieil  homme voulait le  retenir. Mais d’un geste, le jeune garçon  l’arrêtait : « Père, ce n'est pas l’heure ". 

Et un jour, la colline apparut, majestueuse dans la brume matinale, rassurante comme le sein d'une mère. Les deux pèlerins se regardèrent avec effroi et joie mêlés : combien de peines encore pour atteindre son sommet ?

« Courage » se dirent-ils d'une seule et même voix. Ils commencèrent leur ascension, sans jamais se retourner. S’ils avaient pu, ils se seraient donné la main, mais, jusqu'au bout, ils devaient vivre les contraintes de leur terrible condition. 

A la fontaine, ils purent se désaltérer d'une Eau qui ne mouille pas les doigts. Et la Reine qui habitait leurs songes tenait la coupe.

Enfin, La Porte du Temple s’ouvrit. Ils pénétrèrent à l'intérieur, lentement, avec respect, en retenant leur souffle, de crainte que le rêve ne s'efface.

Au milieu du Temple, l’enfant sentit que son corps se nouait, que son dos se courbait, que sa peau se flétrissait comme une rose fanée. A ses côtés, le vieillard retrouva la force et la vigueur de sa jeunesse et la sève printanière coula, à nouveau, dans ses veines.

Désormais, ils purent se prendre la main, abolissant ainsi tous les espaces.

L’un dit : « Je suis Toi ».

Et l’autre, en écho, répondit : « Nous sommes Un. »

S’en retournant dans le vaste monde, le vieil homme et l'enfant laissèrent derrière eux une seule trace, celle du vert Paradis enfin retrouvé. 

 

COMMENTAIRE 

Ce conte n'a pas été donné à une personne mais à... un lieu, Vézelay, en Bourgogne. Lors d'un stage que j'y ai fait, j'ai eu une soudaine inspiration et cette histoire en est le résultat. 

C'est un lieu très particulier, avec sa basilique dédiée à Marie Madeleine. Comme vous pouvez le comprendre, c'est un endroit à la fois mystique et alchimique. L'eau "qui ne mouille pas les doigts" est évidemment l'énergie et la Reine c'est l'alchimie.

On peut y réaliser une "transmutation " c'est-à-dire l'abandon du "vieil homme " et la naissance en "homme nouveau". Ce sont les mystères de l'engendrement, renaître à soi même. Base de toute vie spirituelle véritable. Les deux hommes du conte n'en forment qu'un, bien évidemment.

Je dis souvent à mes élèves que nul n'est besoin d'aller à l'autre bout du monde pour trouver la spiritualité, c'est souvent au coin de la rue... Et en France, on est plutôt gâtés vu le nombre de lieux alchimiques qui permettent la dissolution de l'ego et la réalisation du Soi. La qualité première pour y parvenir ? Le courage, comme dans ce conte. Le chemin est souvent semé d'embûches ! A ce propos, savez vous pourquoi la fête de l'Amour est le jour de la saint Valentin ? Parce ce que ce nom signifie : valeureux, courageux ! Il faut du courage pour s'aimer soi même ! D'ailleurs le symbole du coeur représente bien autre chose que la "mièvrerie sentimentaliste cucul la praline" que l'on vous sert habituellement. Mais c'est une autre histoire....

JARDIN BOTANIQUE CHICAGO  (Photo de l'auteure ).    

 

 

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Commenter cet article

Kemosabe 13/01/2017 11:56

Bonjour Helena,
Merci pour tout ce que tu fais. Te connaissant, je sais que tu ne fais pas les choses au hasard : alors pourquoi un nouveau conte sur l'unité ? Pour quelle raison est-ce si important ?

Helena 13/01/2017 12:08

Bonjour Kemo,
Je vois que tu es un petit malin ! Qu'est-ce que l'unité ? C'est arriver à allier notre partie animale et notre partie divine. Si on y parvient on développe une force incommensurable à l'instar de David contre Goliath.
Et la force, on va en avoir besoin. Un ami, dernièrement, en me souhaitant ses voeux, a ajouté que, vu la conjoncture actuelle, il fallait en profiter.... En gros, continuer de consommer, de polluer, de bouffer n'importe quoi, de gaspiller, de cautionner la société "du pain et des jeux". Crois tu que la nature va se laisser faire ? Hiver très froid, printemps pluvieux, été chaud et orageux, prolifération des maladies bactériennes.... Grave crise économique où il va falloir rembourser la dette sur le dos des "épargnants et rentiers parasites" (citation du FMI). Les Hé-Veilleurs essaient simplement de nous réveiller, de nous mettre en garde et de nous donner foi, force et courage. Je ne peux pas faire autrement que prévenir...

Sonia 13/01/2017 10:24

Bonjour Chère Hélène, ce conte tombe à point nommé, coïncidence. Merci.

Céline 12/01/2017 23:58

Merci Hélène encore et toujours... pour ce conte magnifique qui me redonne le courage nécessaire d'Etre moi. Bien à toi...

Isa 12/01/2017 21:17

Bonjour Hélène, quand je lis ce conte, certains mots me font penser à ce que je lis dans dialogues avec l'ange de Gitta Mallasz

Helena 12/01/2017 21:32

Bonsoir,
C'est normal, la source est unique.

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