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Contes des HÉ-VEILLEURS

Contes des HÉ-VEILLEURS

Ces contes ne sont pas le fruit de mon imagination mais d'une connexion avec une Intelligence Supérieure appelée HÉ-VEILLEURS. Les personnes qui ont bénéficié de l'aide de ces entités, peuvent, désormais, mieux se connaître et connaître leur mission de vie. Ces messages sont uniques et individualisés. Cependant, ils ont aussi une portée universelle, voire prophétique. Leur sens est codé et ne se délivre qu'aux véritables cherchants. Quelques pistes de réflexion seront données pour vous aider à en percer tous les mystères. Vous pouvez aussi me contacter pour avoir votre propre légende personnelle. Cet échange vous permettra de vivre ce qu'il y a de plus précieux au monde : la liberté !


LA SAINTE BAUME

Publié par Helena Myrafiori sur 13 Septembre 2015, 18:02pm

LA SAINTE BAUME

Alors que j'étais en déplacement dans le sud de la France, mon amie Carry m'a gentiment proposé d'aller visiter la Sainte Baume. Lieu mythique où Marie Madeleine, la supposée épouse de Jésus, aurait séjourné pendant 30 ans. Je ne vais pas vous retracer son épopée qui l'a conduite dans cette grotte obscure et particulièrement humide. Elle est située dans le département du Var et est devenue rapidement un lieu de pèlerinage renommé. La montagne où elle se trouve, était déjà sacrée au temps des Romains qui en avaient fait un haut lieu des cultes de la fécondité, dédié particulièrement à Artémis (ou Diane), soeur d'Apollon et symbole de la Lune.

Pour se rendre à la grotte, il faut commencer par traverser une forêt primaire qui a gardé toute sa beauté magique. La montée est assez rude mais tout bon pèlerin sait qu'il doit souffrir pour atteindre la Lumière... A mi chemin, Carry nous fait emprunter un étroit passage entre deux rochers. Il est si exigu que l'on peine à le traverser, mais nettoyage énergétique oblige... Dans le "Conte de Graal" de Chrétien de Troyes, le héros doit rejoindre un château où lui sera indiquée la "bonne voie". Face à une rivière qu'il ne peut traverser, il doit emprunter un chemin à travers une anfractuosité dans la roche. Cette fissure est une trouée dans le monde sensible qui prépare à la véritable vision. En ce qui me concerne, je dois reconnaître qu'au sortir de cette brèche, la différence est notable et je me sens, étonnamment plus légère. La Nature est généreuse et bienveillante avec les modestes chercheurs que nous sommes !

Nous croisons toute une troupe de belles italiennes, parées comme de jeunes mariées, des couronnes de fleurs dans les cheveux. Vont elles à la rencontre de leur divin époux ? Je ne sais. Mais, avant même d'atteindre l'objet de leurs douces espérances, voilà qu'un orage éclate et les trempe jusqu'au slip... Je ne peux m'empêcher de sourire, que le Ciel pardonne mon manque d'empathie...

Arrivés au sommet, nous sommes accueillis par une scène de crucifixion d'une beauté toute relative, n'exprimant que souffrance et chagrin. La grandiloquence de l'oeuvre ne me touche guère. Trop de théâtralité. Je cherche, avant tout, ce qui n'est pas mis en valeur. C'est là, certainement, que se cache l'essentiel. Et la suite me donnera raison.

En rentrant dans la grotte, ce qui frappe avant tout c'est son extrême humidité. Question : comment une femme venue du Moyen Orient, a t-elle pu supporter ces conditions si difficiles pendant 30 ans ? L'Église n'a jamais hésité à transformer des lieux païens en lieux chrétiens, faisant fi des religions autochtones. A t-elle superposé une histoire, dont elle pourrait tirer partie, sur un mythe plus ancien ? Oui, à n'en pas douter. Souvenons-nous du culte rendu à Artémis, déesse de la chasse et de la fécondité. Ses rites étant devenus gênants, il a fallu les remplacer par une croyance plus en accord avec l'Eglise naissante. Alors pourquoi pas celle en Marie Madeleine ?

Faisons une petite parenthèse. A quelques encablures de là, se trouve la grotte Chauvet. J'ai pu visiter dernièrement sa réplique. Il y a 36 000 ans, des hommes ont peint sur les parois des scènes de chasse ou des portraits d'animaux. Quels artistes incomparables ! Parmi les oeuvres les plus anciennes, on peut apercevoir l'esquisse d'une femme étreignant un bison. C'est le seul dessin où on peut voir une forme humaine. Evidemment, ce n'est pas une scène érotique, mais un événement sacré. La femme puise sa force dans l'animal et la communique ensuite à l'homme chasseur. Force essentielle à la survie de la communauté. La femme est le trait d'union entre les mondes chtoniens, terrestres et célestes. Elle porte l'enfant et donne la vie. C'est donc elle qui est investie du vrai pouvoir, puisque le chasseur, lui, donne la mort.

Qui est donc Marie Madeleine ? L'Évangile de Luc raconte la première rencontre entre Jésus et une femme munie d'un vase de parfum. Elle est nommée "pécheresse de la ville". Pour honorer le Maître, elle va lui oindre les pieds de ses larmes et de parfums. Plus tard, elle réapparaîtra à Béthanie, comme soeur de Marthe et Lazare, utilisant à nouveau du nard et des parfums. C'est elle, Marie de Magdala, qui, la première, va courir vers le tombeau au matin de la Pâque, les bras chargés d'aromates pour embaumer le corps du Christ. Ressuscité, Jésus la nommera Marie pour la première fois. Des légendes actuelles l'ont reléguée au rang d'épouse de Jésus. C'est peut être vrai, je n'en sais rien. Mais, symboliquement, tentons de percevoir une autre vérité.

Dans la grotte de la Sainte Baume, ont été disposés différents éléments propres à la dévotion afin que chaque pèlerin puisse prier en toute quiétude. On trouve même des reliques de la Sainte, objets d'une grande vénération. A juste titre, certainement. Cependant, cherchons ce qui n'est pas mis en valeur. Il ne faut pas longtemps pour trouver un autel, complètement à l'écart dans une profonde obscurité, sans aucun décor ostentatoire ni mise en scène tapageuse. Sans aucun doute, c'est là que se trouve le point de jonction de toutes les énergies de la grotte. Voilà que m'arrive une vision, juste à cet endroit : l'accouplement d'une femme et d'un homme recouvert d'une peau de bête. Je ne détiens pas la vérité, certes. Mais cette grotte devait être utilisée pour des rituels de fécondité. Fécondité matérielle mais aussi spirituelle. Les Anciens devaient le savoir puisqu'ils avaient placé leur autel, pile sur ce lieu stratégique.

Mais alors pourquoi Marie Madeleine ? Magdala signifie "la tour". La tour qui unit le ciel et la terre. Cette sainte est la patronne des compagnons, mais aussi des parfumeurs, car elle a beaucoup utilisé pommades, parfums et onguents. En latin, "onguent" se dit "unguen" et désigne l'essence, l'huile parfumée. Mais "inguen", toujours en latin, signifie "aine, bas ventre". A une lettre près, on passe du charnel au spirituel, de l'humain reproducteur à la Divinité insaisissable. De l'épais au subtil, pour tout dire. Marie Madeleine qui verse son onguent, "rétablit l'homme en le réunifiant dans sa double nature" (Jacqueline Kelen). La souffrance de la séparation entre le Christ et Marie Madeleine a permis l'union de la Terre et du Ciel (en soi...) et montre aux cherchants comment, par l'Amour transcendé, spiritualiser la matière et incarner l'Esprit. Il n'y a pas d'autre objectif dans ce lieu, sacré depuis la nuit des temps.

En hébreu, "miséricorde", une des facettes de l'amour, se dit "rahimin", forgé sur le mot "rehem" qui signifie "utérus ". L'Amour, c'est être bouleversé jusqu'au plus profond de ses entrailles et être porté par une abnégation totale en faveur de l'Autre. C'est Jean Climaque, ascète du 7ème siècle qui s'écrie : " Ton amour m'a blessé, mais je marche en te chantant." C'est peut être cela le vrai message de Marie Madeleine : la douleur et la grâce sont une seule et même expérience, unique et indicible.

LA SAINTE BAUME (Photo de l'auteure).

La montée vers la grotte

La montée vers la grotte

Carry dans la brèche

Carry dans la brèche

L'autel sacré et secret

L'autel sacré et secret

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Commenter cet article

france 14/09/2015 08:59

Voilà un lieu de pélerinage comme je les aime, sans tapage... J'y vais, c'est prévu au programme avec mon amie Monique de Niamey...
pour tes lecteurs fidèles, savez vous que le parfum de Madeleine versé sur les pieds du Christ, représentait une grande fortune ! Cela pouvait représenter une dot...
Par ailleurs, elle est aussi la patronne des gantiers, une profession hélas disparue ' comme bien d'autres ). En effet les gants blancs ( souviens toi lors de notre première communion ) sont le symbole de la pureté..... enfin, j'ai beaucoup aimé l'humour avec lequel tu raconte ta visite.

Enfin, loin de moi l'étalement de mes connaissances, c'est juste un partage du savoir....
Je te souhaite une belle route pour aujourd'hui.

Jean - Claude 13/09/2015 19:24

Merci encore pour ton témoignage et ton partage Hélèna . Ton récit m'a beaucoup touché, "parlé".
Quand j'aurais l'occasion je ne manquerai pas d'y aller.
Bien à toi. JC

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