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Contes des HÉ-VEILLEURS

Contes des HÉ-VEILLEURS

Ces contes ne sont pas le fruit de mon imagination mais d'une connexion avec une Intelligence Supérieure appelée HÉ-VEILLEURS. Les personnes qui ont bénéficié de l'aide de ces entités, peuvent, désormais, mieux se connaître et connaître leur mission de vie. Ces messages sont uniques et individualisés. Cependant, ils ont aussi une portée universelle, voire prophétique. Leur sens est codé et ne se délivre qu'aux véritables cherchants. Quelques pistes de réflexion seront données pour vous aider à en percer tous les mystères. Vous pouvez aussi me contacter pour avoir votre propre légende personnelle. Cet échange vous permettra de vivre ce qu'il y a de plus précieux au monde : la liberté !


LE DEPOUILLEMENT

Publié par Helena Myrafiori sur 28 Août 2014, 15:45pm

LE DEPOUILLEMENT

Autrefois vivait dans un palais une merveilleuse princesse. Non seulement, elle possédait beaucoup d’atouts physiques, mais en plus, elle avait une voix mélodieuse et une vive intelligence. Les Dieux s’étaient certainement penchés avec amour sur son berceau.
Pourtant, malgré sa condition plus que satisfaisante, la jeune fille se morfondait et errait dans les couloirs de château telle une âme en peine. Rien ne pouvait la consoler ni même l’amuser : ni bouffons, ni ménestrels, ni prétendants (et ils étaient nombreux !) n’arrivaient à la sortir de sa mélancolie.

Au demeurant, la demoiselle était fort coquette et passait un temps infini à sa toilette. Mais l’image que se reflétait dans le miroir la plongeait encore plus dans le désespoir. Ses soupirants lui susurraient à l’oreille des mots doux, louant son regard de velours, son teint de porcelaine ou sa bouche menue. Mais, elle, feignait de ne rien entendre. A dire vrai, elle espérait depuis longtemps qu’un beau troubadour ravisse son coeur mais pour l’heure, il tardait à se présenter.

Or, voilà qu’un jour, alors qu’elle baguenaudait dans la campagne, elle tomba nez à nez avec un berger. Malgré la modestie de sa mise, il avait belle tournure et mine agréable. Aussitôt, la princesse succomba mais le tourtereau n’était pas prêt à se faire plumer et son regard ne se détourna point de la plaine où broutaient ses chèvres. La malheureuse eut beau minauder, prendre des poses langoureuses, rien n’y fit.

Le lendemain matin, dès l’aube, la belle retourna voir le jouvenceau mais ce dernier ne montra pas une once d’intérêt. Fort courroucée, la donzelle commença à trouver le jeu cruel et, finalement, s’adressa au jeune homme en des termes vifs :
« Votre attitude dédaigneuse a assez duré, il me semble. Savez-vous combien de chevaliers sont partis guerroyer en échange d’un de mes sourires ? Continuez ainsi et vous paierez de votre vie votre irrespect. »
Le berger ne s’affola point et d’un air détaché déclara :
« Quand vous serez enfin vous-même, je vous regarderai. »

Longtemps, la jeune fille s’interrogea sur le sens énigmatique de cette phrase mais, petit à petit, elle se dépouilla de tous ses ornements inutiles, ôta les bagues de ses doigts et les colliers de son cou. Elle ne farda plus son visage et ne rougit plus ses lèvres. Pour finir, elle enleva le voile qui cachait sa lourde chevelure et se vêtit d’une simple robe blanche.
C’est dans cette tenue sobre et sans apprêt, qu’elle se présenta devant son bien-aimé. Celui-ci l’attendait et, la serrant sur sa poitrine, lui dit :
« Maintenant, je te reconnais. Suis-moi, ma mie, nous avons un long chemin à parcourir ensemble. »

COMMENTAIRE

Ce conte a été donné à ma fille, à une époque où elle cherchait sa voie mais aussi l'amour ! On peut dire qu'elle a trouvé les deux, mais ce ne fut pas sans difficulté. Pour ma part, ce que j'ai pu comprendre de l'existence, c'est qu'ici-bas rien ne se donne mais tout se gagne. Et le plus souvent, au prix élevé du dépouillement et du détachement.


PISTE DE REFLEXION

Pourquoi le jeune berger passe-t-il soudainement du vouvoiement au tutoiement ? Qu’est-il arrivé entre temps ? Est-il nécessaire de se dépouiller pour être reconnu et aimé ? Mais de qui et dans quel but ?

Photo mariage Solène et Tom. KANSAS CITY (Photo de l'auteure).

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Helena 03/09/2014 11:47

Merci à tous de vos commentaires et merci aussi aux 2800 personnes qui regardent mon blog ! Je suis d'accord avec l'analyse de Kemosabe. Malheureusement...

Kemosabe 03/09/2014 11:43

Merci Héléna pour cette explication. Il me semble que ce conte pourrait aussi être prophétique. En effet, l'humanité n'est-elle pas appelée à se dépouiller de tout ce qui est superflu pour revenir à des vraies valeurs? Il semblerait, qu'au vu de la situation actuelle, on va en prendre douloureusement le chemin.

Helena 01/09/2014 13:03

Comme promis je vous donne quelques pistes. Pour cela, je vais vous raconter la merveilleuse histoire du dieu Krishna. Un jour, alors qu'il se promenait le long d'une rivière, il aperçut, se baignant dans l'eau, de jeunes bergères. Elles avaient déposé sur la berge, tous leurs vêtements et jouaient comme des enfants. Profitant de leur inattention, Krishna subtilisa tous leurs vêtements, monta au sommet d'un arbre et attendit. Quand l'eau commença à devenir glacée, les jeunes bergères voulurent sortir de l'onde, mais se rendirent compte de la disparition de leurs saris. Elles s'étonnèrent puis aperçurent le dieu Krishna au sommet de l'arbre. Elles le supplièrent de leur rendre leurs biens mais Krishna refusa. Au contraire, il leur demanda de sortir de l'eau dans un état complet de nudité. Elles refusèrent en poussant des cris, mais l'eau devenant de plus en plus froide, elles finirent par obéir, cachant, de leurs mains, leurs attraits. Mais Krishna refusa toujours de leur rendre leurs vêtements, attendant qu'elles abandonnent même leur pudeur. Ce qu'elles firent. A ce moment là, le Dieu leur redonna tous leurs habits mais tous étaient devenus pure lumière. Que faut-il comprendre de cette histoire, au-delà de l'aspect érotique ? L'eau glacée, c'est la vie dont il faudra bien sortir un jour. Les bergères ce sont les âmes et Krishna, notre partie divine. Pour accéder à notre propre lumière, il faut se montrer "dans toute sa nudité", c'est-à-dire, sans mensonges, faux-semblants, illusions et vains désirs de l'ego. Pour cela, il faut abandonner tous nos vieux vêtements pour pouvoir "monter dans l'arbre" de la connaissance et se revêtir de lumière.
Dans le conte pour ma fille, c'est le même processus : pour que notre âme et notre partie divine se rencontrent il faut savoir "se mettre à nu". Ainsi la distanciation entre les deux s'estompera et on pourra passer au "tu". Et oui, pour être reconnu, aimé et trouver notre lumière pas d'autre choix que de se dépouiller ! Mais cela en vaut la peine, puisque la récompense est de pouvoir "monter dans l'arbre" c'est-à-dire échapper à notre condition humaine, sortir du karma pour tout dire...

pascualé 28/08/2014 21:50

quelle merveille de conte ! je ne suis pas très fort dans les interprétations alors j'apprécie beaucoup les commentaires qui sont déposés à la suite de chaque conte.
Toutefois j'adhère totalement au commentaire d'hélène sur "qu'ici bas rien ne se donne mais que tout se gagne et que le plus souvent au prix élevé du dépouillement et du détachement"....mais que ce n'est pas simple dans notre monde matérialiste et nombriliste....-:)
belle soirée à tous.

Kathleen 28/08/2014 18:28

Quel beau conte et message pour ta merveilleuse fille.
Le Tu est nettement moins solennel que le Vous...et fait tomber les barrières. Du moins je pense.
Se dépouiller ou laisser son Être profond s'exprimer pour qu'il soit mieux nourrit

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