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Contes des HÉ-VEILLEURS

Contes des HÉ-VEILLEURS

Ces contes ne sont pas le fruit de mon imagination mais d'une connexion avec une Intelligence Supérieure appelée HÉ-VEILLEURS. Les personnes qui ont bénéficié de l'aide de ces entités, peuvent, désormais, mieux se connaître et connaître leur mission de vie. Ces messages sont uniques et individualisés. Cependant, ils ont aussi une portée universelle, voire prophétique. Leur sens est codé et ne se délivre qu'aux véritables cherchants. Quelques pistes de réflexion seront données pour vous aider à en percer tous les mystères. Vous pouvez aussi me contacter pour avoir votre propre légende personnelle. Cet échange vous permettra de vivre ce qu'il y a de plus précieux au monde : la liberté !


LE BIEN LE PLUS PRECIEUX

Publié par Helena Myrafiori sur 3 Juillet 2014, 19:35pm

LE BIEN LE PLUS PRECIEUX

Un père, sentant sa fin prochaine, décida de réunir autour de lui ses fils bien-aimés. Il les avait élevés seul, leur inculquant à tous, honneur et dignité. Cependant, malgré l'excellence de son éducation, il vit avec consternation les dissensions s'intensifier entre ses cinq enfants. Il espérait, au fil du temps, que l'harmonie régnerait, mais les années passèrent sans apporter la moindre amélioration.

Les espoirs déçus finirent par avoir raison de lui, et un beau matin, il s'alita pour ne plus jamais se relever. Ses fils se pressèrent autour de sa couche, en vue de recueillir ses ultimes recommandations. Dans un souffle, le père déclara :

"Ah ! Mes chers petits, combien je vous aime ! A mon heure dernière, je voudrais donner à chacun d'entre vous, sa juste récompense. J'ai travaillé avec ardeur toute mon existence et c'et avec fierté que je ne vous laisserai pas dans le dénuement. Cependant, le choix a été difficile et ma tâche a été bien ingrate. En effet, je ne voulais spolier aucun d'entre vous et vous rétribuer de la plus honnête façon. Si je vous parais injuste, veuillez me pardonner."

Tous restèrent silencieux, attendant sans impatience, la suite du discours paternel.

"A toi, mon aîné, je lègue mon palais et ses terres avoisinantes. Sois respectueux des hommes qui entretiennent tes champs et tes prairies, car c'est le fruit de leur dur labeur qui fera ta richesse."

En entendant ces paroles, le fils ne put contenir sa joie. Assurément, il avait la meilleure part ! N'était-ce pas le signe qu'il était le préféré ?

"A toi, puîné, j'offre mes commerces et mes coffres d'or. Je sais que tu en feras le meilleur usage, car tu as toujours agi avec sagesse et probité. "

Le deuxième fils ne put contenir sa joie, car une jeune fille lui était promise et il était, désormais, assuré de belles épousailles.

"A toi, mon cadet, j'offre mes bateaux et leurs cargaisons car je connais ton goût de l'aventure et tu sauras parcourir le monde sans jamais t'égarer."

Le jeune voyageur remercia chaleureusement son père, car, depuis toujours, il rêvait de découvrir de nouveaux horizons et de naviguer sur les océans.

"A toi, mon benjamin, j'offre mes alezans et mes étalons, mes agneaux de lait et mes génisses, mes forêts giboyeuses et mes rivières peuplées de truites et de saumons. Tu aimes la nature et la chasse. Jamais tu ne connaîtras l'indigence ou la misère."

Le jeune garçon ne se contint pas de joie car il appréciait plus que tout, la solitude et les grands espaces.

Au dernier de ses enfants, le père annonça :

"A toi, mon fils, j'offre le bien le plus précieux : un bouquet de fleurs des champs".

Le fils en question était jugé simple d'esprit et était à l'origine de bien des discordes au sein de la famille, ne sachant qu'admirer les nuages et parler aux oiseaux, sans jamais participer aux efforts communs. Avec force effusions, le dernier né embrassa bruyamment son père sur les deux joues, juste au moment où il s'endormait pour l'éternité.

La période de deuil écoulée, chacun partit accomplir sa destinée. Le plus jeune, fier comme un paon, entreprit un long voyage, tenant fermement dans sa main le cadeau paternel. Ses frères le regardèrent s'éloigner avec consternation. Qu'allait-il advenir de lui ? Cependant, leurs craintes furent de courte durée. Au moins, ils n'auraient pas à s'encombrer d'une bouche inutile.

Tel un tourbillon, les saisons défilèrent, et quand, enfin, le dernier fils revint dans sa contrée, ses cheveux avaient grisonné et son dos s'était courbé. Il espérait simplement revoir ses frères et les serrer sur son cœur.

Le premier qu'il vit, fut son aîné. Il paraissait si las et fatigué ! Il n'eut pas à attendre longtemps des explications : "Ah ! Mon ami, je suis bien aise de te revoir ! Je pensais, sottement, que j'avais été, à juste titre, distingué par notre père. Je me croyais invincible, mais tant de responsabilités ont eu raison de moi. Je n'ai plus la force d'entretenir mon patrimoine. Mon palais est en ruines et mes champs sont en friche."

Le deuxième qu'il vit, ne valait guère mieux. Son teint était cireux et son regard absent. "Je pensais que l'amour d'une femme m'apporterait joie et réconfort, déclara t-il. Or, je ne connais que honte et désolation. Celle que je croyais vertueuse et aimante, s'est révélée cupide et vénale. Mes coffres sont vides et mon âme l'est tout autant."

Quant au troisième, ses rêves d'aventure s'étaient tristement achevés au bout d'un quai, lorsque ses navires coulèrent à l'horizon. Le quatrième n'eut guère plus de chance, car ses troupeaux furent décimés par d'étranges fièvres, ses forêts disparurent dans de violents incendies et des étés ardents asséchèrent ses rivières.

"Nous sommes maudits !" déclarèrent-ils en chœur.

" Tous vos malheurs m'affligent et je n'en connais pas la cause" s'écria le dernier né. "Cependant, j'ai pour vous le remède à tous vos maux".

Curieux, tous l'entourèrent avec empressement : "Quel est-il ?" ajoutèrent-ils.

"Un bouquet de fleurs des champs. C'est le bien le plus précieux, car c'est le vent qui le sème, le soleil qui l'épanouit et la pluie qui le gorge de sève. Pas de contrainte, pas d'effort et nulle souffrance. Juste un moment de grâce, afin d'aimer et s'émerveiller."

A ces mots, ils comprirent qu'ils venaient de recevoir de la part d'un simple d'esprit, la plus belle des récompenses : la liberté. Alors, dans un même élan de gratitude, tous, enfin réunis, embrassèrent leur frère retrouvé.

COMMENTAIRE

Ce conte a été donné à un homme qui trouvait que la vie avait été injuste avec lui, car sa famille l'avait spolié de son héritage. Grâce à ce conte, il a pu faire la paix avec les siens.

PISTE DE REFLEXION

Pourquoi l'importance du chiffre 5 ? Et pourquoi est-ce un simple d'esprit qui possède le remède ?

SAVOIE (photo de l'auteure)

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Commenter cet article

Martine Levionnois 06/07/2014 10:36

Beau commentaire de Jean Claude et merci Hélèna! Oui heureux qui simple d'esprit!!!

Helena 05/07/2014 10:02

Merci Jean Claude ! Tu as une vision très juste ! Bonne journée à toi aussi !

jean-claude 05/07/2014 09:54

Bonjour Héléna,

Les quatre éléments qui sont la terre, l'eau, l'air et le feu sont régis par la création de Dieu, le cinquième élément si je puis dire symbolise Dieu.
De plus c'est le simple d'esprit qui possède le remède car il représente l'Amour Divin qui est pure, simple et donné à tous.
Voilà mon ressenti pour ce comte.

Bonne journée Héléna et encore merci !
J-Claude

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