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Contes des HÉ-VEILLEURS

Contes des HÉ-VEILLEURS

Ces contes ne sont pas le fruit de mon imagination mais d'une connexion avec une Intelligence Supérieure appelée HÉ-VEILLEURS. Les personnes qui ont bénéficié de l'aide de ces entités, peuvent, désormais, mieux se connaître et connaître leur mission de vie. Ces messages sont uniques et individualisés. Cependant, ils ont aussi une portée universelle, voire prophétique. Leur sens est codé et ne se délivre qu'aux véritables cherchants. Quelques pistes de réflexion seront données pour vous aider à en percer tous les mystères. Vous pouvez aussi me contacter pour avoir votre propre légende personnelle. Cet échange vous permettra de vivre ce qu'il y a de plus précieux au monde : la liberté !


OÙ AS TU ÉTÉ MON FILS AUX YEUX BLEUS?

Publié par Helena Myrafiori sur 29 Septembre 2017, 21:20pm

Au fond de son lit une femme, profondément endormie, fut tirée de son sommeil par un bruit sourd et terrifiant. En toute hâte, elle sortit de chez elle. La nuit était profonde, obscure et le ciel était zébré de lueurs rougeoyantes. Apeurée, la femme reconnut aussitôt ce signe annonciateur: la guerre à nouveau réclamait son dû et le sang allait se répandre partout sur la terre.

Autour d'elle, les gens, terrifiés, s'étaient rassemblés et on pouvait entendre des sanglots étouffés et des gémissements. Dès le lendemain matin, les époux, les fils et les frères furent réunis sur la grande place du village et, sans ménagements, on les condamna à un sort cruel. Mais qu'y avait t-il de pire que la mort hormis le déshonneur ? Le visage gris et l'âme en peine, de jeunes amoureux, avec encore quelques étoiles dans les yeux, embrassèrent une dernière fois leurs compagnes éperdues de chagrin. Une longue file de soldats s'en alla vers l'enfer pendant que le tocsin sonnait d'un ton lugubre et désespéré.   

La femme avait assisté à toute la scène et son cœur, impuissant face à l'adversité, se révoltait. Où trouver les mots pour consoler une mère ou réconforter des enfants aux yeux embués de larmes ? Pourquoi tant de souffrances ? Et comment redonner espoir ? 

Le temps n'apporta guère de réponses, bien au contraire, et chaque jour voyait s'accroître les tourments. Un parent perdait son fils ou une épouse son bien aimé et rien ne venait tarir ce flot de désolation. 

La femme ne cessait de prier en espérant que le Ciel retrouve sa clémence. Il finit par l'exaucer mais d'une façon si singulière que tous, au début, la prirent pour une folle.

Alors que l'horizon s'obscurcissait de plus en plus, la femme, telle une guerrière, planta sa première fleur. Dans ses gestes, pas la moindre douceur, mais une rage comme si sa vie en dépendait. La terre volait autour d'elle, chassant les papillons et, les oiseaux effrayés par tant d'ardeur, s'enfuyaient à tire d'ailes. Rien ne pouvait arrêter sa fougue et bientôt, ce fut tout un champ de fleurs écarlates qui l'entoura. Satisfaite, elle contempla le début de son oeuvre et se promit de revenir chaque jour, afin que toute la planète devienne un immense jardin.

Elle tint parole. Alors que dans le lointain les canons ne cessaient de tonner, les talus, les berges des rivières, les chemins creux et les murailles de pierres furent recouverts de fleurs multicolores. Oubliant sa faim, sa soif et sa fatigue, la femme creusa et creusa encore le sol de ses mains nues pour y répandre de la beauté et de l'espérance : violettes, giroflées, pois de senteur exhalaient leur doux parfum pendant que les marguerites et les iris se disputaient le moindre coin de soleil. De la voir faire, les gens riaient et riaient encore mais bientôt un premier soldat revint du front puis un deuxième puis une multitude. Et si on leur demandait : "Où étais tu passé, qu'as tu fais pendant tout ce temps ?" tous, d'une voix unanime, répondaient : " Je vivais car, en repoussant la mort, les fleurs m'ont sauvé."

Pendant qu'au parterre, les enfants embrassaient leurs pères meurtris, la femme émerveillée devant tant de bonheur, si fragile parfois, comprit que l'Amour était bien la plus grande force de l'Univers. 

 

COMMENTAIRE

Ce conte a été donné à une femme qui, inquiète de l'état du monde, se demandait comment remédier à la souffrance et la violence. La réponse est nette : grâce à l'Amour. Mais quelle forme d'amour ?  

En hébreu, le "cœur" se dit : LEB. Si on décortique ce mot on obtient : Lamed, Beth (cf. Dominique Roth).

Lamed : enseigner

Beth : la structure

Ce n'est donc pas un amour mièvre et fade. C'est un amour enraciné, fort et puissant. D'ailleurs, il n'est pas étonnant que le patron des amoureux soit Saint Valentin, Valentin "le valeureux, le courageux". De plus, ne dit-on pas : "Dieu n'aime ni les mous, ni les tièdes" ?

Pour cette raison, l'héroïne du conte met toute sa foi, sa rage et sa détermination dans son grand dessein. L'Amour c'est donner une structure, des fondations solides. Il ne peut se confondre avec le sentimentalisme, comme on le voit trop souvent aujourd'hui. Il doit s'incarner dans le "sol" là où se trouve le "sol-eil", l’œil de la lumière.     

Les HE-Veilleurs ont insisté sur le fait qu'Amour devait s'écrire avec une majuscule. Le "A" c'est le "Aleph" le commencement, le début et la source de toute chose. C'est l'homme debout (A) entre ciel et terre.

PS : Le titre de ce conte est tiré d'une chanson de Bob Dylan " A hard rain 's A-gonna fall", dédiée aux jeunes soldats américains qui partaient faire la guerre au Vietnam.

 

PORTUGAL (Photo de l'auteure).

 

 

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Angeline 15/10/2017 14:46

j'aime me promener sur votre blog. un bel univers. vous pouvez visiter mon blog (cliquez sur pseudo) à bientôt.

Helena 19/10/2017 18:28

Merci pour votre commentaire. Je suis allée sur votre blog, très sympa !

laurent 03/10/2017 10:15

Merci Hélène merci mille fois pour ce conte puissant qui me touche tant.
par son texte, par son pourquoi et mon propre ressenti .
Espérance, espérance, et action dans l'amour altruiste et inconditionnel pour une transformation efficiente de notre monde..

Helena 19/10/2017 18:31

Oui, espérance, un magnifique mot....Merci Laurent.

Kathleen 02/10/2017 12:14

Ce conte est puissant et parlant. Belle Âme que la personne qui l'a reçu. A travers son conte c'est un message d'Amour que nous devons tous partager et ne jamais s'en défaire.
Merci du fond du Cœur. Kathleen

Maurice 01/10/2017 17:27

Merci Helena pour ce nouveau partage qui se synchronise parfaitement bien avec le merveilleux livre que je suis en train de savourer " La Force d'Aimer" de Maddly Bamy, dernière compagne de Jacques Brel.
Elle dit s'être entendue interpelée en elle par une voix qui était la puissance même de La Force d'Aimer, et qu'elle ne pouvait faire que l'écouter, et noter ce qui lui était enseigné. Et c'est cela qui fait l'objet de tout le livre.

En voici un extrait de la page 137 qui rejoint parfaitement ce que disent le HE-veilleurs:

"La connexion divine ne se mêle pas de faire des élus et des laissés pour compte, elle donne tout à celui qui vient se mettre dans la lumière Une.
Dire "Je t'aime" pour les êtres humains est toujours très difficile parce que dans ce "Je t'aime", ils ne savent pas ce qu'ils mettent.
Aimer n'est pas dans les performances à accomplir. Aimer c'est se décider à accepter l'autre dans sa totalité et le croire en Dieu et non hors de Dieu. Aimer, c'est le seul moyen efficace pour comprendre quel est le sens d'Aimer. Lorsque vous vous dites "Je t'aime", vous imaginez quoi ? Vous imaginez que l'autre va bondir de joie et vous dire "moi aussi Je t'aime". mais ce "moi aussi", est de trop. "Je t'aime" n'implique pas que ce soit "aussi". "Je t'aime" est ce que l'on vit au plus profond de son Être Dieu et Il ne demande pas que l'on s'associe à ce qu'Il fait mais que l'on soit ce qu'Il est. L'Amour ouvre les portes blindées de vos cœurs d'humains désorientés d'être sur terre sans explication du mode de fonctionnement terrestre.
Vous aimez, sans vous demander qui aime en vous ?
Vous aimez, sans vous demander qui est celui qui dit Aimer ?
Ce qui Aime en vous, c'est votre Être que vous appelez Dieu. Dieu tout puissant et éternel, disent les Chrétiens, les Musulmans, les Juifs. Dieu tout puissant, oui; éternel, oui; mais toujours en vous et non hors de vous.
Regardez-Moi en vous chaque matin dans votre cœur, là où Je ne vous quitte jamais.
Pour que tout soit dit: Je vous Aime. Je vous Aime. Je vous Aime."

Faisons le vœux que plus d'Amour règne sur terre et toutes les guerres de religions cesseront.

Helena 19/10/2017 18:30

Merci Maurice pour le partage de ce magnifique texte que l'on ne peut que savourer longuement. Une belle leçon d'amour et d'espérance.

Jean-Claude 30/09/2017 18:41

Bonjour Hélèna, merci beaucoup pour ce Message ...
Très beau conte ...
Encore merci pour ce partage.
Très bonne soirée !

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