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Contes des HÉ-VEILLEURS

Contes des HÉ-VEILLEURS

Ces contes ne sont pas le fruit de mon imagination mais d'une connexion avec une Intelligence Supérieure appelée HÉ-VEILLEURS. Les personnes qui ont bénéficié de l'aide de ces entités, peuvent, désormais, mieux se connaître et connaître leur mission de vie. Ces messages sont uniques et individualisés. Cependant, ils ont aussi une portée universelle, voire prophétique. Leur sens est codé et ne se délivre qu'aux véritables cherchants. Quelques pistes de réflexion seront données pour vous aider à en percer tous les mystères. Vous pouvez aussi me contacter pour avoir votre propre légende personnelle. Cet échange vous permettra de vivre ce qu'il y a de plus précieux au monde : la liberté !


CHEVAL BLANC, CHEVAL NOIR

Publié par Helena Myrafiori sur 11 Décembre 2016, 11:59am

 

Un homme possédait autrefois deux chevaux qu'il chérissait pareillement. Avec eux, il connaissait le doux parfum de la liberté. Il aimait, par-dessus tout, galoper sans entraves dans les verts pâturages. Longeant des rivières transparentes, escaladant de douces collines, traversant de sombres forêts, partout la joie l'accompagnait. Quelle ivresse de sentir le vent sur son visage ! Et d'entendre les sabots marteler le sol en cadence, marquant le rythme de sa course !

Un cheval était blanc et l'autre noir. L'homme ne ménageait pas sa peine pour leur prodiguer les soins les plus appropriés. Or, un matin, alors qu'il se rendait à l'écurie, il découvrit avec effroi, le cheval blanc couché sur le flanc. Ses naseaux étaient fumants et son poil, grisâtre. La pauvre bête se mourait, prise par une redoutable fièvre qui ne lui laissait aucun répit. 

Toute la nuit, le maître resta au chevet de son compagnon mais, dès les premières lueurs de l'aube, le malheureux rendit son dernier soupir. L'homme le pleura comme on pleure la disparition d'un ami fidèle. Son chagrin fut si épouvantable qu'il en perdit le sommeil et on pouvait le voir, chaque jour, errer dans la campagne, le visage défait et les bras ballants.

Régulièrement, il retournait dans l'écurie et de voir la place vide, lui vrillait le coeur. Cependant, il continuait de s'occuper du cheval noir, mais sans vraiment lui  accorder beaucoup d'attention. L'animal, lui, piaffait d'impatience dans son box. Il espérait connaître, à nouveau, la liesse des folles galopades à travers les prairies. Avec son museau, il bousculait son maître mais ce dernier, sans cesse, le repoussait.  

Par une belle journée, alors que le soleil était à son zénith, l'homme sentit qu'il pouvait s'autoriser une nouvelle équipée. Rien ne pouvant le retenir, il sella le cheval noir et, dans une parfaite unité, tous deux s'élancèrent à la conquête du monde. Quelle euphorie de sentir à nouveau le sang couler dans ses veines ! Le périple ne s'acheva qu'à la tombée de la nuit. Fourbu, mais heureux, le cavalier remercia sa monture. Le cheval se contenta de le regarder de son oeil noir et brillant. L'homme sentit que quelque chose d'inhabituel s'était produit, mais quoi exactement ?

Désormais, chaque matin, les deux compères arpentaient la campagne, mais le pas se faisait plus léger. Ce n'étaient plus des cavalcades jusqu'à l'épuisement, mais de douces balades où ils goûtaient pleinement des heures de ravissement. Le temps s'écoulait à l'infini.

Or, un soir, alors que l'homme ôtait la selle du dos de son compagnon, il remarqua un phénomène étrange : entre les deux yeux de l'animal quelques poils d'une blancheur immaculée avaient surgi, comme par enchantement ! Jusqu'à présent, sa robe était parfaitement unie, d'un noir profond et luisant. Stupéfait, il en resta bouche bée. 

Dès lors, chaque jour était porteur d'espoir. Plus le cheval et son maître communiaient dans la grâce de l'instant, plus leur cheminement se ralentissait et plus le pelage de l'animal s'éclaircissait.

Un doux matin de printemps, le miracle se produisit : le cheval, du front aux sabots, était devenu entièrement blanc, d'un blanc lumineux et pur !

Transporté par une joie indicible, l'homme, à genoux, remercia le Ciel de tant de bienfaits. Sorti de son errance et de son désespoir, il avait su, grâce à son cheval noir, transcender la dualité. Et, en lui, l'ombre était devenue Lumière.   

 

COMMENTAIRE 

Ce conte a été donné à un homme qui recherchait l'unité. D'une façon rigoureuse, les Hé-Veilleurs lui en donnent la méthode... alchimique. 

Le cheval est le symbole de la Connaissance et celle-ci n'est ni blanche, ni noire. Cependant, pensant réaliser plus facilement cette unité,  on va tourner son regard, uniquement, vers ce qui nous paraît plus lumineux. Or souvent cette lumière n'est qu'illusion ("ivresse ", la lumière devenue grisâtre). Elle doit donc mourir. Dès lors, on devient un errant, "le visage défait et les bras ballants ". Le coeur est touché car les croyances erronées ont laissé place à un grand vide. Comment le remplir à nouveau ?

Il faut donc apprendre à dompter notre ombre. Mais pour cela, il ne faut pas la refuser mais la regarder en face, la reconnaître ("remercier le cheval noir"). Par cette attitude juste, la transmutation de l'ombre en lumière pourra s'opérer (transformer le plomb en or).

Pour ce faire, il faut d'abord arrêter l'agitation, les courses folles et alléger son pas. Prendre son temps, contempler la beauté du monde. Il faut également "ôter la selle sur notre dos", se débarrasser de ce qui nous encombre. On pourra avoir désormais "la bouche bée ", pour recevoir enfin le souffle divin qui réalisera en nous l'unité. 

On ne se sépare pas de l'ombre, mais on a le pouvoir de la transcender. Et n'oublions jamais que tout ce qui est vivant est né de l'obscurité ( l'enfant dans le ventre de sa mère, la graine enfouie dans les profondeurs de la terre). 

Une prochaine fois, je vous parlerai de l'importance de se mettre à genoux...

MARAIS DE LYARNE (Photo de l'auteure).  

 

 

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carnac et hatchepsout 04/12/2016 10:22

La voie de la sagesse, sortir du monde de l'âme (monde de dualité, mais dualité nécessaire en phase apprentissage) pour cheminer vers le monde de la source spirituelle, le monde de l'esprit appelé aussi le monde aussi de l'unité...= transformation!
le véritable travail n'est pas à faire autour de nous, mais en nous, on en revient toujours au même.
Bonne route en toute confiance et sérénité (clin d'oeil)

france 01/12/2016 17:07

Je crois qu'il faut accepter les épreuves qui nous accablent. Elles ont souvent un sens. Mais, la route est longue avant de comprendre.
Il y a d'abord la révolte, le déni, puis l'accablement du chagrin, et un jour, on s'autorise à regarder autour de soi. On se relève enfin.
Nous avons une grande capacité à recommencer.
Ton conte me parle plus dans le sens de l'acceptation, ce que certains appellent la résilience.
peut être, je me trompe ou simplement je vois les choses différemment...
Mille merci pour ce beau conte........

Helena 04/12/2016 11:11

Les contes permettent de multiples interprétations, et toutes sont valables. L'important c'est d'avancer dans notre compréhension des lois de l'univers (unis-vers....).

Bernard 01/12/2016 11:32

Bonjour Hélène,
C'est étrange, je me demandais ce matin comment être sûr de ma voie, laquelle choisir parmi les possibilités qui se présentent à moi. Et voila que l'ombre et la lumière arrivent au grand galop. Lâcher prise et accueillir ce qui vient patiemment et sereinement.
Merci beaucoup.

Danielle 01/12/2016 10:20

Bonjour Hélèna, Merci pour ce conte puissant et riche d'enseignement...Quand l'ombre sera transformé en lumière, quel monde magnifique nous aurons. Belle journée Bisous

Françoise Griffon 01/12/2016 10:18

Bonjour Hélène,
Toujours autant de plaisir à lire vos contes.
Vous avez été mon rayon de soleil ce matin qui a éclairé la partie ombre de la journée naissante.
Pas le rayon de soleil qui est illusion mais celui qui éclaire le chemin. Juste ce qu'il faut pour sortir de l'ombre.
Merci à vous .
Très belle journée ensoleillée.
A très bientôt
Je vous embrasse

Helena 01/12/2016 09:55

J'ai oublié de préciser que ce conte est la description de notre chemin spirituel : soit on maîtrise notre instinct, soit il nous domine. Quand il nous domine, notre progression est chaotique et a tendance à s'emballer. Si nous maîtrisons nos passions, l'évolution se fait lentement mais sûrement ! C'est un travail quotidien d'où l'insistance dans le conte de : "un matin, toute une nuit, chaque jour, régulièrement, etc." Il faut veiller sur sa lampe !

Jean-Claude 30/11/2016 22:44

Merciiii encore pour ce Conte ! Bonne et belle soirée ...

Elodie 30/11/2016 22:44

Merci Helena pour ce conte !
Encore une fois, c'est un beau voyage et une belle leçon d'humilité et d'humanité que tu nous livres là !
Je te souhaite de transcender toutes tes ombres !

DUMAS Anne-Marie 30/11/2016 21:59

Merci pour ce conte magnifique et son enseignement.
J'ai pris contact avec vous par mail il y a quelques jours. Vous m'avez d'ailleurs apporté une réponse. J'ai essayé à plusieurs reprises de vous répondre mais sans succès. Mon mail est revenu "indélivré". Je ne comprends pas mais je vous remercie ici de votre réponse. Je vais continuer à sonder ma part d'ombre et de lumière et chercher à découvrir mon conte personnel.

Helena 01/12/2016 09:34

Bonjour Anne Marie,
Je finis toujours par recevoir les mails, bizarre.... Réessayez et je vous répondrai. Bonne journée.

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